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Séparés par des virgules

Mycologie : Deux experts, deux regards, une rencontre exceptionnelle

 

Jeudi 12 Novembre 2026 - 17h00-19h00

Département Pharmacie -  16 boulevard Daviers, ANGERS - Amphi PROUST

SUR RÉSERVATION - PLACES LIMITÉES

 

Venez écouter Christine STRULLU-DERRIEN, Paléomycologue du Museum national d'histoire naturelle de Paris et de Londres, et Francis MARTIN, chercheur de l'INRAE de Nancy, pionnier dans la recherche des mécanismes symbiotiques entre les champignons et les arbres.

Conférences organisées dans le cadre des journées annuelles de l'association STOLON (association des enseignants-chercheurs en sciences végétales et fongiques des facultés de pharmacie francophones).

  • « Les espèces fongiques dans le registre fossile » C. Strullu-Derrien, Paléomycologue MNHN Paris, NHM Londres.

 

  • «Au cœur des ténèbres : Regards sur un demi-siècle de recherche sur les champignons mycorhiziens ». F. Martin, Chercheur, Inrae Nancy.

"La plupart des plantes terrestres forment des mycorhizes, associations entre leurs racines et des champignons. En forêt, chênes, hêtres, pins et épicéas s'associent à des champignons ectomycorhiziens, comme les amanites ou les cèpes, qui enveloppent leurs racines fines d'un manteau de filaments. Le réseau mycélien fournit à l'arbre azote, phosphore et potassium en échange de sucres issus de la photosynthèse.

Cette conférence retrace quarante-cinq ans de recherche sur cette alliance symbiotique, au fil des ruptures technologiques qui en ont permis une série de découvertes. Dans les années 1980, la résonance magnétique nucléaire a permis de suivre in vivo l'assimilation des sucres et de l’azote chez plusieurs champignons mycorhiziens. La biologie moléculaire a ensuite permis d'isoler les gènes d'assimilation de l'azote et ceux activés par la symbiose. Le séquençage des génomes du peuplier (2006) et de Laccaria bicolor (2008), premiers arbre et champignon mycorhizien séquencés, a révélé de petites protéines fongiques sécrétées, induites par la symbiose. L'une d'elles, MiSSP7, bloque la voie du jasmonate, hormone de défense de l'arbre, comme les effecteurs des agents pathogènes. La comparaison de centaines de génomes fongiques a montré que cette symbiose est apparue à de multiples reprises, depuis quelque 180 millions d'années, à partir d'ancêtres décomposeurs du bois et de la litière, au prix de la perte de gènes de dégradation de la lignine et de la cellulose.

Enfin, la génomique environnementale, qui repose sur le séquençage de l'ADN et l'ARN environnemental des communautés fongiques des sols forestiers, révèle la composition et l'activité des communautés de symbiotes et de décomposeurs dans les forêts du Yunnan. Son essor devrait éclairer, du génome à l'écosystème, le rôle des milliers d'espèces fongiques sylvicoles".

 

 

 

 

 

 

 

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