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Avec Expandia, l’UA veut mieux intégrer les enjeux de durabilité dans l’enseignement
Depuis septembre, l’Université d’Angers participe au projet Expandia, qui s’inscrit dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences & métiers d’avenir » du programme France 2030. Le but : mobiliser des enseignantes et enseignants pour intégrer efficacement les enjeux de durabilité dans leurs pratiques pédagogiques.

Clémence Grunenberger (au centre), de l'association Ticket for Change, a animé l'atelier jeudi 24 septembre à la BU de Saint-Serge.Rendez-vous est pris au carré Carmin, à la BU de Saint-Serge. Ce jeudi 24 septembre, une vingtaine d’enseignantes et d’enseignants de l’UA participe au premier atelier du projet Expandia, qui vise à renforcer l’intégration des sujets de transition écologique pour un développement soutenable (TEDS) dans l’enseignement supérieur. « Nous voulons vous aider à aller plus loin dans la durabilité et cet atelier va renforcer votre légitimité, lance Clémence Grunenberger, en charge du programme Expandia chez Ticket for Change, association membre du consortium Expandia. Ce matin, on va identifier les freins et trouver des leviers pour parler de transition écologique en lien avec votre matière. »
Ne pas être anxiogène
Les échanges en binômes et les mises en situation permettent à chacun et chacune de partager ses bonnes pratiques. Ses doutes aussi. « Comment attirer les étudiants sur des projets collectifs en lien avec la biodiversité et le climat ? », demande Marianne Lefebvre, maîtresse de conférences en économie. « J’aimerais les embarquer sans que ce soit redondant », ajoute une collègue de Langues étrangères appliquées (LEA). « Comment enseigner la durabilité sans être anxiogène et quelle forme pédagogique peut s’y prêter ? », poursuit une autre enseignante.
Autant de questions, d’esquisses de réponses et d’actions concrètes à lancer, qui vont de pair avec les préconisations du ministère de l’Enseignement supérieur, qui recommande d’instaurer un enseignement d’au moins 30 heures en licence sur la formation à la transition écologique.
« Nous sommes en train de réfléchir avec les composantes à plusieurs possibilités pour intégrer ces 30 heures, détaille Alexis Gartion, ingénieur pédagogique au Lab’UA et qui porte le projet Expandia à l’UA. Dans le même temps, des formations de deux jours afin de repenser ses enseignements au regard des enjeux de transition écologique et sociale seront proposées ces prochains mois par le Campus de la transition et Nantes Université. De plus, les participants à ce projet auront également accès à une plateforme numérique pour évaluer leur niveau de connaissances et accéder à des ressources pédagogiques pour transformer leurs cours. Enfin, le but est aussi de former des référents pour pérenniser cette démarche. »
