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Séparés par des virgules

Les arbres de Belle-Beille répertoriés

Dans le cadre de l’alliance européenne EU-Green, qui rassemble neuf universités, dont l’UA, engagées sur les thèmes du développement durable et de la transition écologique, un inventaire des arbres sur le campus de Belle-Beille a été réalisé lundi 16 octobre avec des étudiant∙es et des lycéen∙nes.


Une vingtaine d'arbres ont été répertoriés sur le campus de Belle-Beille lors de l'inventaire.
La tablette numérique tendue vers un chêne rouge d’Amérique, Justine* prend une photo. Le temps d’enregistrer quelques informations dans l’application i-Naturalist et il est temps de passer à l’arbre suivant.

Ce lundi 16 octobre, une quarantaine d’élèves du lycée Joachim du Bellay, spécialité SVT, arpentent le campus de Belle-Beille dans l’après-midi, en compagnie d’étudiant∙es de l'association Pegazh à l’UA. Le but : effectuer un inventaire collaboratif des différentes espèces d’arbres.

« C’est une opération qui mélange science et société au sein d’un green campus labellisé Éco-jardin, qui compte également des jardins partagés et un composteur », détaille Laurent Bordet, vice-président Vie de campus. « Ce projet se déroule sur tous les campus des universités partenaires entre le 9 et 16 octobre dans le cadre du Work Package (WP) 5, retrace Muriel Apicella, cheffe de projet d’EU-Green. Centré sur l’engagement pour des sociétés et des économies durables, le WP 5 a pour but de renforcer les liens de l’université avec son écosystème : quartier, ville, citoyens, associations, entreprises. »

Une formation théorique, puis pratique

Les lycéen∙nes ont suivi une initiation à la botanique dispensée par Alain Vian, professeur à la Faculté des sciences de l’UA. L’occasion de présenter les deux groupes d’arbres existants (pinophytes et angiospermes), d’apprendre à reconnaître les feuilles simples et composées, de distinguer les aiguilles des pins, qui sont groupées par deux ou trois sur des rameaux nains…

Une fois ces informations enregistrées, les élèves sont donc allés à la rencontre de la biodiversité du campus et ont pu observer et reconnaître chênes, érables, pin de Monterey, pin noir, ou encore Cèdre de l’Atlas. Chaque arbre est minutieusement examiné et quand les lycéen∙nes bloquent quelque peu sur l’identification, Em Demellier et Chehine Coqus, étudiant∙es en master Biodiversité, écologie et évolution (BEE), sont présent∙es pour les aider et répondre à leurs questions. « On est là pour transmettre et regarder le monde qui nous entoure d’une manière différente, soutient Em. Les sciences participatives font émerger beaucoup de questions, c’est passionnant. »

L’université technologique Atlantic (ATU), située en Irlande et qui pilote le WP 5, va récolter l’ensemble des résultats des inventaires dans le but d’une publication scientifique. 

*Prénom d’emprunt

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