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Le statut d’étudiant-artiste, un tremplin vers la professionnalisation
Depuis septembre 2025, le statut d’étudiant-artiste s’enrichit d’un volet accompagnement et insertion professionnelle. Explications avec Chloé Langeard, la directrice du service UA-Culture.

Étudiant à l'UA, Louis gérard (à gauche) bénéficie du statut d'étudiant-artiste. Il forme avec son frère le groupe de musique Olosphère. Crédit photo : Josic Jegu. Réputée pour l’accompagnement à la réussite de ses étudiant∙es, l’UA propose un régime spécial d’études (RSE) pour celles et ceux ayant un statut spécifique ou des contraintes particulières : exercer une activité professionnelle, engagé·e dans une mission de volontariat dans le cadre d’un service civique, en situation de handicap, aidant familial… Depuis la rentrée, les étudiant∙es ayant le statut d’étudiant-artiste peuvent accéder, au-delà d’un aménagement des emplois du temps ou des modalités d’évaluation, à un soutien visant la structuration de leur projet artistique grâce à la Contribution de vie étudiante et des campus (Cvec).
« On accompagne des étudiant∙es qui souhaitent développer des projets de création ou qui ont une pratique intensive, tout en maintenant leur projet d’études, détaille Chloé Langeard, la directrice du service UA-Culture. Leurs études viennent enrichir leurs pratiques artistiques, à l’image de Clémence Veillé, titulaire d’un master de psychologie et metteuse en scène de la pièce L’Effrayante effrayée, qui nous plonge dans le quotidien de deux lycéen·nes confronté·es aux troubles schizophréniques. »
« Un rêve d’enfant »
Cette année, quatre groupes de musique, une compagnie de théâtre et une de danse sont cornaqués par le service UA-Culture. Ce statut d’étudiant-artiste leur permet de disposer, selon l’avancée de leur projet, d’instruments de musique, d’une salle de répétition et de diffusion en condition professionnelle (le Qu4tre), d’une mise en réseaux avec d’autres étudiants-artistes, de formations ciblées auprès de partenaires culturels de l’UA, de rencontres avec l’artiste associé Kham Meslien, voire d’un soutien pour obtenir des financements de collectivités.
« L’objectif est qu’ils soient autonomes et qu’ils trouvent une diffusion au-delà de l’UA, comme Clémence Veillé, qui a vu sa pièce de théâtre être programmée au Quai début octobre, complète Chloé Langeard. On mobilise aussi notre réseau de musiques étudiantes : les universités partenaires programment et diffusent nos étudiant∙es chez eux, tout en les rémunérant. »
Pour Louis et Jules Gérard qui forment le groupe de musique Olosphère, ce statut est une chance : « On vient de Vendée et on ne connaissait pas trop le milieu culturel d’Anjou, souligne Louis, en 3e année de licence Langues, littératures, civilisations étrangères et régionales. Maintenant, on a une quinzaine de dates programmées (comme au Campus Day), on est en relation avec un vidéaste, un ingénieur son, on nous aide dans notre communication... Notre projet se professionnalise, ça nous motive à ne rien lâcher. C’est un rêve d’enfant de jouer dans de grandes salles de concert ou de festival. »
Contact
Une question ? etu-artiste @ univ-angers.fr
