fr | en

Séparés par des virgules

Un étudiant de l’UA en finale du concours 3-Minute Fame

Inspiré du format Ma thèse en 180 secondes, le concours d’éloquence 3-Minute Fame a vu s’affronter des doctorant·es des universités partenaires de l’alliance EU Green. Mohamed Adnan, en première année de thèse au laboratoire Infections respiratoires fongiques, représentait l’Université d’Angers lors de la finale jeudi 16 avril en Pologne.


Mohamed Adnan, thésard au sein du laboratoire Infections respiratoires fongiques, représentait l'UA lors du concours 3-Minute Fame.
Expliquer sa thèse en anglais, de manière claire, percutante et accessible en trois minutes, c’est tout l’enjeu du concours 3-Minute Fame. La 2e édition a rassemblé 29 doctorant·es des universités d’EU Green, dont Mohamed Adnan. « J’ai décidé d’y participer parce que j’aime les défis, souligne le doctorant, originaire d’Inde et qui a décroché son master en microbiologie à l’Université de Birmingham (Royaume-Uni). C’est intéressant de présenter son sujet en trois minutes et j’ai pu parler avec de nombreux doctorant·es et de professeur·es. J’étais un peu nerveux car je voulais aussi gagner, ce qui n’a pas été le cas, mais j’ai quand même apprécié être sur scène. »

« Un outil très puissant et rapide »

Dans le cadre de sa thèse, Mohamed Adnan s’intéresse aux immunosuppresseurs et à l’évolution génétique des champignons. Prenez l’exemple d’une transplantation d’organe à l’hôpital : le médecin prescrit au patient un médicament immunosuppresseur pour éviter le rejet de la greffe mais cela affaiblit le système immunitaire. Cette « baisse d’activité » peut amener les champignons à se multiplier et à se propager dans le sang ou les organes. On parle alors d’infections fongiques invasives, qui tuent près de trois millions de personnes chaque année selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Certains immunosuppresseurs ont un effet antifongique mais, pour survivre, le champignon peut muter en modifiant son ADN, détaille Mohamed Adnan. Alors, au laboratoire, on extrait l’ADN de champignons exposés au médicament et procède à un séquençage complet du génome afin d’identifier les mutations qui apparaissent sous l’effet du médicament. Une fois celles-ci identifiées, on va analyser les prélèvements des patients : si les mutations sont similaires, on aura un outil très puissant et rapide pour diagnostiquer les infections fongiques invasives. »

Scroll