fr | en

Séparés par des virgules

Martin Morice, la passion de l’aviation

Étudiant en 5e année de médecine à la Faculté de santé, Martin Morice est également un féru d’aviation. Il a participé cet été au Tour aérien des jeunes pilotes. Embarquez !

Dans sa famille, point de pilote. Et ce n’est pas la Sarthe, avec un point culminant à 340 mètres, qui incite à côtoyer le ciel. Non, c’est en flânant sur les réseaux sociaux pendant le confinement que Martin Morice, originaire du Mans, s’est découvert une passion pour l’aviation. « J’ai regardé des vidéos et des documentaires, ça m’a tenté », se souvient-il.

Un an plus tard, il pousse les portes de l’aéroclub du Mans pour passer sa licence de pilote privé. La formation alterne entre théorie (physique, météorologie, réglementation, navigation, communication) et pratique, avec 45 heures de vol. Il décroche le précieux sésame en 2022 et peut enfin voler, seul. « On se vide la tête, il y a un grand sentiment de liberté. J’ai emmené mon père voler au-dessus de Dinard, de Saint-Malo et des châteaux de la Loire. Ma mère, elle, n’est pas encore prête (rires). »

Le concours national en ligne de mire

Du 18 juillet au 2 août, Martin Morice a participé au Tour aérien des jeunes pilotes, une compétition organisée par la Fédération française d’aéronautique. Quarante-six participants, âgés de 18 à 24 ans, devaient rallier sept villes, dont Angers, à bord de leur propre appareil, de Lille à Jonzac (Charente-Maritime).

Chaque étape dans une ville durait trois jours, le temps pour ces jeunes pilotes de partager leur passion auprès des curieux, de les emmener faire un tour à l’occasion d’un baptême de l’air ou de faire naître des vocations auprès des tout-petits. « Nous sommes des ambassadeurs, confirme l’étudiant en médecine. C’était une expérience incroyable, j’ai notamment pu voler dans un DC-3, un avion du Débarquement, et j’ai aussi franchi le cap des 100 heures de vol. »

Cette année, Martin Morice va « lever le pied ». Parce que sa passion coûte cher (comptez 180 euros pour une heure de vol) et parce qu’il passera, à l’issue de sa sixième année, les épreuves dématérialisées nationales, un concours qui détermine, selon leur classement, la spécialité médicale choisie par les étudiants. « Ma charge de travail va s’intensifier, estime celui qui apprécie Angers. C’est une ville sympa, une super université, on est bien formés. Les stages au CHU aident aussi à concrétiser mon orientation : j’ai pu aller dans différents services pour voir plusieurs spécialités (néphrologie, rhumatologie, gériatrie, allergologie, anesthésie-réanimation), c’est stimulant. »

Scroll