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Les étudiants du Celfe mobilisés pour l’inclusion

À l’occasion du Printemps des francophonies, du 23 mars au 15 avril, des étudiant·es du Centre de langue française pour étrangers (Celfe) ont enregistré un livre audio pour des jeunes malvoyants et non-voyants. Une action de sensibilisation qui s’inscrit également dans le projet Incl’UA.

La 4e édition du Printemps des francophonies, organisée par la Faculté des lettres, langues et sciences humaines, a mobilisé les enseignant·es-chercheur·es du Cirpall et les étudiant·es du Celfe et du master Français langue étrangère (FLE). Le but : mettre en valeur la francophonie sous toutes ses for
Les étudiant·es du Celfe ont prêté leur voix pour enregistrer un livre audio.
mes (table ronde, ateliers, conférences, exposition). « C’est un projet qui nous tient à cœur, soulignent Maëva et Léa, étudiantes en 2e année de master FLE et impliquées dans l’organisation de l’événement. C’est hyper enrichissant, on est écoutées et c’est gratifiant de proposer des actions qui se concrétisent. »

Parmi les nombreuses animations proposées cette année, 17 étudiant·es du Celfe se sont portés volontaires pour enregistrer un livre audio, Les gens sont beaux, de Baptiste Beaulieu. « Ils et elles souhaitaient améliorer leur prononciation, souligne Claire Lepetit, enseignante et conseillère pédagogique inclusion au sein du projet Incl’UA. C’est un exercice exigeant, qui est aussi une manière de se sensibiliser au handicap visuel, notamment à travers le témoignage d’étudiant·es concerné·es. C’est un projet au croisement des différentes dimensions de l’inclusion, cette notion leur parle aussi. Ça permet de mettre en avant des accents différents, qui représentent la diversité de l’UA»

Des partenaires impliqués

Chaque étudiant·e devait lire une page du livre puis dire le titre dans une langue de son répertoire : tamoul, anglais, arabe, bulgare, russe, kurde, cinghalais… Pour Medea, qui vient de Géorgie, « ce n’est pas facile de s’écouter parler à haute voix. » « C’est très émouvant de travailler sur ce livre », ajoute Miae, originaire de Corée du Sud. Les enregistrements sont en cours de montage par Claire Lepetit puis David Rousseau, professeur de physique, assurera l’habillage sonore avec le Labo sonore.

Le tout sera envoyé à l’association des Donneurs de voix, une bibliothèque sonore qui collabore déjà avec l’Université d’Angers. Une rencontre avec le coordinateur de l’association est par ailleurs prévue. En attendant, les étudiant·es du Celfe vont visiter le 28 avril l’institut Montéclair, un établissement médico-social basé à Angers qui accueille des enfants déficients visuels, aveugles ou malvoyants.

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