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Rentrée 2026 : l’Université d’Angers poursuit sa dynamique

À l’occasion du point presse de rentrée organisé mercredi 9 septembre, Françoise Grolleau, présidente de l’Université d’Angers, et plusieurs membres de son équipe ont présenté les grandes actualités de l’établissement. Effectifs en hausse, réussite étudiante, retour dans le classement de Shanghai, nouveaux projets de formation et d’innovation, renouvellement de l’alliance européenne EU Green, développement des campus avec des rénovations énergétiques immobilières en cours : l’UA poursuit sa dynamique et affirme son changement d’échelle.

Une attractivité qui se confirme


Philippe Leriche, Isabelle Mathieu, Françoise Grolleau, Bruno Castanier et Alain Clément ont participé mercredi 9 septembre à la conférence de presse de rentrée.
Premier établissement d’enseignement supérieur du territoire angevin, l’UA confirme son attractivité : avec 28 552 étudiantes et étudiants inscrits en 2025-2026, ses effectifs ont augmenté de près de 26 % en dix ans. Cette dynamique se confirme également dans les choix d’orientation : le nombre de vœux formulés en 2026 en faveur de l’UA sur Parcoursup a augmenté de 2,8 % par rapport à 2025, soit 1 830 vœux supplémentaires.

« Cette progression repose sur la diversité et la qualité de notre offre de formation, mais aussi sur l’attention particulière que nous portons à l’accueil des étudiants, souligne Isabelle Mathieu, vice-présidente Formation et Vie universitaire. C’est une marque de fabrique forte de notre établissement. »

Cette politique d’accueil et d’accompagnement se traduit concrètement dans la réussite étudiante : l’UA se classe au 3e rang des universités françaises pour la réussite en licence en trois ans, avec un taux de 47,9 %, contre 32,9 % au niveau national.

Une recherche qui s’affirme et se rapproche du territoire

Autre marqueur de cette dynamique : l’Université d’Angers a fait son retour dans le classement international de Shanghai. En 2026, elle se classe au 22e rang des universités françaises classées et à la 792e place mondiale.

« Cette entrée dans le classement de Shanghai est une excellente nouvelle. Elle vient souligner la qualité de la recherche menée à l’Université d’Angers, la performance de ses chercheur·es et la compétitivité de l’établissement au niveau mondial », détaille Françoise Grolleau, présidente de l’UA.

Cette recherche contribue aussi concrètement au développement du territoire. Depuis janvier 2026, l’Université d’Angers pilote le Pôle universitaire d’innovation (PUI) Prédict, qui rassemble les acteurs de la recherche et de l’innovation du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne. Son objectif : rapprocher la recherche publique et les acteurs socio-économiques pour faire émerger davantage d’innovations. Depuis 2024, 22 projets de recherche ont ainsi été financés, dont 15 en lien avec les laboratoires de l’UA, pour un montant de 730 805 euros.

« Nous souhaitons mieux faire connaître le potentiel de recherche et d’innovation du territoire angevin. C’est dans cet objectif que nous organiserons, à l’automne 2027, les premières Assises de l’innovation territoriale », annonce Bruno Castanier, vice-président Valorisation, innovation et partenariats.

À Cholet, une réponse aux besoins de la filière électronique

À Cholet, cette volonté de répondre aux besoins du territoire prend une forme très concrète. Lors du point presse, Françoise Grolleau a présenté le projet d’une nouvelle formation construite avec les acteurs économiques et les élus locaux, notamment Thales. Prévue pour la rentrée 2027, cette formation en alternance vise à répondre aux besoins de la filière électronique choletaise et à renforcer les formations dans les secteurs industriels.

Le projet prévoit de faire évoluer le BUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII) de l’IUT d’Angers, notamment son parcours Électronique et systèmes embarqués, pour proposer une formation au plus près des besoins des entreprises. Il doit également permettre aux jeunes du territoire de se former et d’acquérir une première expérience professionnelle dans les entreprises locales.

« L’Université d’Angers a une responsabilité particulière dans l’accompagnement des territoires et de leurs transformations. La plasticité de notre offre de formation est essentielle : elle témoigne de notre capacité à la faire évoluer au plus près des besoins des acteurs socio-économiques, des nouveaux métiers et des secteurs en tension. C’est un levier concret en faveur de l’emploi, de l’attractivité et du développement du territoire », souligne Françoise Grolleau.

Construire l’université de demain

L’Université d’Angers poursuit également son engagement en faveur des transitions, à l’échelle européenne comme dans son propre fonctionnement. Membre depuis 2023 de l’alliance européenne EU Green, qui réunit des universités européennes autour des enjeux de développement durable, l’UA poursuit cette coopération : l’alliance vient d’être renouvelée par la Commission européenne jusqu’en 2028, avec un financement de 7,2 millions d’euros, à se répartir entre les neuf universités. Cette nouvelle phase permettra notamment de renforcer les formations conjointes, les collaborations en recherche et les mobilités. Depuis 2023, 436 étudiant·es et personnels de l’UA ont déjà effectué une mobilité dans le cadre de l’alliance et 8 thèses sont actuellement financées dans ce périmètre.

En 2027, l’UA franchira une nouvelle étape avec la publication de son premier schéma directeur Développement durable et responsabilité sociétale (DDRS). Ce document fixera les grandes orientations de l’établissement et inscrira le DDRS au cœur de son fonctionnement, en intégrant ces enjeux dans ses décisions, sa gouvernance et ses activités, au sein des composantes, laboratoires, directions et services.

« Avec ce premier schéma directeur DDRS, nous voulons inscrire durablement les enjeux de développement durable et de responsabilité sociétale dans le fonctionnement de l’Université d’Angers. Il s’agit de faire évoluer nos pratiques, nos campus, nos formations et notre recherche, mais aussi d’accompagner les transformations du territoire. »

Cette rentrée témoigne de la capacité de l’Université d’Angers à changer d’échelle et à répondre aux besoins de son territoire, malgré des contraintes budgétaires fortes. Pour Françoise Grolleau, cette dynamique montre aussi l’importance de donner aux universités les moyens de leurs ambitions : « Si nous voulons continuer à faire progresser nos universités, l’État doit repenser le mode de financement de ses universités. »

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