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L’UA fait son grand retour dans le classement de Shanghaï
L’Université d’Angers figure parmi les 1 000 meilleures universités mondiales selon le classement de Shanghaï, dévoilé le 15 août. Classée à la 792e place au niveau international et à la 23e place française, l’UA confirme la qualité et la visibilité internationale de sa recherche, comme l’a souligné Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.
Forte de 27 unités de recherche et 850 chercheur.es et enseignant·es-chercheur·es, l’Université d’Angers est reconnue de classe mondiale. Elle figure dans l’Academic Ranking of World Universities (ARWU) 2026, plus connu sous le nom de classement de Shanghaï. Ce dernier évalue les universités du monde entier à partir de plusieurs indicateurs, parmi lesquels les distinctions internationales obtenues, les chercheurs les plus cités et le nombre de publications dans les revues scientifiques.
Des chercheurs parmi les plus cités au monde
Cette entrée de l’Université d’Angers à la 792e place reflète la qualité croissante de sa recherche, avec notamment de bons résultats dans les indicateurs « PUB », qui mesure le nombre d’articles indexés dans le Web of Science, et « PCP », qui évalue la performance de la recherche de l’établissement au regard du nombre de ses chercheurs. De très bons résultats dans l’indicateur « Highly Cited Researchers » (HiCi), qui compte pour 20% du score total, viennent également confirmer cette tendance. De ce point de vue, le score de l’Université d’Angers a pu notamment bénéficier de la récente actualité du Professeur Jérôme Boursier, directeur du laboratoire Hifih (Hémodynamique, interaction fibrose et invasivité tumorales hépatiques), dont les publications figurent depuis 2025 dans le 1% de publications les plus citées au cours de la dernière décennie.
« Cette entrée dans le classement de Shanghaï est une excellente nouvelle, a déclaré Françoise Grolleau, présidente de l'Université d'Angers. Elle vient souligner la qualité de la recherche menée à l’Université d’Angers, la performance de ses chercheurs et la compétitivité de l’établissement au niveau mondial, notamment dans les disciplines dont nous avons fait des priorités : la santé, les mathématiques, le végétal, les matériaux et les sciences humaines et sociales. J’en suis très fière. Très fière aussi de voir l’Université d’Angers faire rayonner la France au niveau mondial, et très fière de l’ensemble des équipes de l’UA qui ont permis ce résultat".
Au-delà du classement, la question des moyens
La présidente de l'Université d'Angers a toutefois tenu à nuancer ce succès : "Nous devons être extrêmement vigilants : si la France veut maintenir ses universités parmi les meilleures du monde, rester présente dans les classements des meilleures universités mondiales et y progresser - ce qui serait une ambition normale pour la 7e puissance économique du monde -, elle doit s’en donner les moyens. C’est-à-dire financer la recherche publique, et donc prioritairement les universités publiques, à la hauteur des missions et des objectifs qui leur sont assignés, maintenir des activités de recherche partout en France sans chercher à les concentrer dans quelques établissements, et assurer le renouvellement de la génération de chercheurs qui cessera son activité dans les années à venir.
L’exemple de l’Université d’Angers, historiquement sous dotée, privée d’Idex et d’Isite, illustre parfaitement les effets de la décroissance et de l’insuffisance des financements publics. Si son entrée dans le classement de Shanghaï démontre la qualité de ses laboratoires et personnels, elle témoigne aussi d’un point qui ne ressort des conclusions des Assises du financement des Université : que la stratégie de financement par appel à projets n’est pas et ne peut pas être la seule stratégie de financement de la recherche publique française. Des rééquilibrages sont donc indispensables : il faut mettre fin à la concentration des financements sur quelques universités déjà fortement dotées et mieux soutenir celles qui, comme l’Université d’Angers, restent structurellement sous-financées.
Les échéances politiques à venir en 2027 doivent permettre d’ouvrir le débat sur ces enjeux stratégiques pour la France, pour son attractivité et pour sa souveraineté. Et je saurai, avec mon expérience à la présidence d’une université en manque de moyens et pourtant performante, et en lien avec les autres présidentes et présidents d’université, être force de propositions."
