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Quand des enseignant·es-chercheur·es se retrouvent… au collège
Dans le cadre du dispositif Chams (Classes à horaires aménagés en mathématiques et sciences), des enseignant·es-chercheur·es de l’UA interviennent auprès de collégien·nes afin de les sensibiliser aux disciplines scientifiques. Illustration ce jeudi 18 décembre 2025 au collège Jean-Mermoz, à Angers.

Cyril Fleurant, professeur des universités en géographie physique et de l’environnement, est intervenu dans une classe de 4e du collège Mermoz, à Angers.Pour Cyril Fleurant, c’était une première. Professeur des universités en géographie physique et de l’environnement, il s’est porté volontaire pour intervenir dans une classe de 4e du collège Jean-Mermoz, situé dans le quartier de la Roseraie. Cette classe fait partie des 61 classes Chams expérimentées dans toute la France à la rentrée 2025, dans le cadre du plan Filles et maths. L’objectif : renforcer la présence des filles dans les filières scientifiques.
« L’UA est partenaire du Rectorat et de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale de Maine-et-Loire pour accompagner ces collégien·nes, explique Cyril Fleurant, également directeur du SUIO-IP. Jusqu’en mai 2026, quatre enseignant·es-chercheur·es de l’UA interviendront dans le champ des mathématiques, de la physique, de l’informatique et de la géologie autour d’une thématique commune : l’élévation du niveau des océans dans le contexte des changements climatiques. »
« Les maths, c’est beau »
Jeudi 18 décembre, Cyril Fleurant était donc présent au collège Jean-Mermoz pour parler de la modélisation mathématique. « Un modèle est une représentation simplifiée du monde réel, détaille-t-il. Des modèles différents peuvent conduire à des résultats différents. Par exemple, une carte du monde est un modèle car, selon la méthode des projections utilisées, la réalité représentée n’est pas la même. Les maths constituent un langage particulier et très beau ; on s’en sert tous les jours, parfois sans le savoir. »
Pendant deux heures, les 11 filles et 5 garçons présents, toutes et tous volontaires, ont ainsi calculé la distance entre deux points ou le débit d’un robinet qui fuit, et étudié les conséquences du ruissellement de l’eau. Les professeur·es présents ont même participé aux exercices, sous le regard amusé de leurs élèves. « J’ai été agréablement surpris : les élèves ont posé plusieurs questions pertinentes et ont rapidement compris les consignes, poursuit Cyril Fleurant. Nous avons terminé en analysant des données du Centre national d’études spatiales (Cnes) afin de visualiser la montée des eaux dans 10 ans, 50 ans… »
En attendant l’intervention d’autres enseignant·es-chercheur·es, les collégien·nes se rendront à l’Université d'Angers fin janvier et début février pour participer à des expériences dans les laboratoires de physique de la Faculté des sciences. Enfin, pour clore l’année scolaire, ils effectueront une sortie en juin prochain, en compagnie de Fabrice Redois, géologue à l’UA, afin de découvrir les traces d’un paléo-océan.
