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Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, en visite à l'UA
Françoise Grolleau a accueilli vendredi 9 janvier Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Les échanges ont notamment porté sur la situation financière et les perspectives des universités en France.

Olivier Laigneau, directeur général des services, Françoise Grolleau, présidente de l'UA, et Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. « Les universités sont un des socles républicains qui garantit notre souveraineté intellectuelle et économique. Leur affaiblissement doit donc nous alerter. Qui, demain, formera nos jeunes, favorisera leur émancipation et développera leur esprit critique ? Qui continuera à assurer l’ascenseur social ? Qui d’autre consacrera autant d’énergie à la recherche ? Qui irriguera de talents les entreprises de nos territoires ? Qui, demain, renforcera l’attractivité et la compétitivité de notre pays ? Il est urgent, monsieur le ministre, que le gouvernement prenne la mesure de nos difficultés et vous êtes notre relais. »
C'est par ces mots que Françoise Grolleau, présidente de l’Université d'Angers, s'est exprimée en préambule de la table ronde à la Faculté des sciences en présence de Philippe Baptiste, François Pesneau, préfet du Maine-et-Loire, Katia Beguin, rectrice des Pays de la Loire, des parlementaires, des élus locaux et de l'équipe de la gouverance de l'UA.
Le ministre avait en effet choisi l'Université d'Angers vendredi 9 janvier pour lancer les Assises du financement des universités. Selon le ministère, cette inititiative « vise à disposer d’un diagnostic partagé, rigoureux et incontestable sur la situation financière des universités et sur le soutien apporté par l’État, afin de renforcer la lisibilité de l’action publique et d’éclairer les décisions à venir. » « J’ai choisi de faire ce déplacement à Angers car je sais que l’UA est en tension, reconnaît Philippe Baptiste. Mais je sais également que c’est une université qui rayonne sur son territoire, qui met les étudiants au cœur de ses préoccupations, et qui porte une dynamique de recherche ambitieuse. »
« Je veux voir dans votre venue ici une reconnaissance des réussites de l’Université d’Angers, car elles sont nombreuses », a ajouté la présidente, qui a mis en avant le taux de réussite en licence, la mise en place de nouveaux métiers comme celui de chargé d’accompagnement et de réussite des étudiant∙es, la réforme des études de santé PluriPass, l'instauration du congé menstruel, l’expérimentation des micro-masters et le dispositif Territoire universitaire de santé (TUS) pour lutter contre les déserts médicaux.
Un modèle d'allocation des moyens inspiré par des collectivités
Françoise Grolleau a également plaidé pour un modèle d’allocation des moyens inspiré des collectivités territoriales qui, selon elle, conjugue autonomie, performance, équité et solidarité. Ce modèle permettrait aux universités d'achever le processus d'autonomie, de poursuivre une logique d'appels à projets et de récompenses, et d'instaurer des mécanismes d'équité et de solidarité. « Je me réjouis qu'après de longs mois à demander une réforme du modèle de financement des universités publiques, le gouvernement se saisisse de ce sujet et fasse de l'enseignement supérieur et de la recherche une priorité. II n'y a pas de temps à perdre et je continuerai de porter haut et fort cet enjeu crucial pour notre nation. »
Le ministre a ensuite visité le laboratoire Moltech-Anjou, spécialisé dans le développement de matériaux moléculaires et organiques. L'occasion d'échanger avec des chercheurs de l'Université d'Angers dont Antoine Goujon, qui a décroché une bourse en 2023 de l’European Research Council (ERC).


