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Danse, genre et féminisme

Conférence de Pauline Boivineau, intitulée « Danse, genre et féminisme depuis 1968 », organisée par l’ESAD TALM-Angers en partenariat avec l’Université d’Angers et le FRAC Nouvelle-Aquitaine MECA.

La danse partage les préoccupations des militantes féministes à l’égard des problématiques d’identité, de sexualité, d’émancipation, de déconstruction du genre et des binarismes, de recherche universaliste ou de féminitude. L’année 1968 marque un tournant social qui concorde avec celui de la danse, y compris d’un point de vue politique. L’art chorégraphique prend son essor au moment où la seconde vague féministe arrive sur le devant de la scène.

En 50 ans, les rapports qu’entretiennent la danse et le féminisme sont reconfigurés, ce qui permet d’évaluer les influences réciproques et de postuler l’existence d’une danse féministe. La confrontation aux langages des chorégraphes masculins permet de comprendre les constructions genrées et leur potentiel de remise en cause du système hétéronormé et androcentré. La généralisation de la nudité et la queerisation de la danse soulèvent l’enjeu du passage de la transgression du genre à sa subversion. Il s’agit de comprendre comment la troisième vague féministe, plus ouverte à la dimension culturelle et intersectionnelle, permet à la danse d’être féministe.

Pauline Boivineau est maîtresse de conférences en arts du spectacle à l’Université Catholique de l’Ouest et chercheuse associée au laboratoire TEMOS. Elle a soutenu une thèse en 2015, sous la direction de Christine Bard (Université d’Angers), et a participé à la Nouvelle histoire de la danse en Occident de la préhistoire à nos jours, sous la direction de Laura Cappelle (Seuil 2020).

Horaire : 16 h
Conférence en ligne, gratuite, sur inscription. S'inscrire

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