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Soutenance de thèse de Madame Rose MANCEAU
Le 19 février 2026 de 14:00 à 17:00
14h00 | Faculté des Sciences | Bâtiment L | Amphi L001 | 2, boulevard Lavoisier | ANGERS
Sujet : Évolution de l’hydrographie du Golfe du Bengale au cours des 500 000 dernières années : une approche intégrée de l’écologie des foraminifères planctoniques modernes à leur signature géochimique fossile
Directrice de thèse : Madame Meryem MOJTAHID
RÉSUMÉ
La mousson indienne, caractérisée par un renversement saisonnier des vents et de fortes précipitations estivales, joue un rôle majeur dans la redistribution globale de la chaleur et de l’humidité, avec d’importants impacts sociétaux et économiques. Comprendre sa variabilité naturelle, indépendamment des forçages anthropiques, constitue donc un enjeu central. Affecté par la mousson, le Golfe du Bengale reçoit d’importants apports d’eau douce liés aux précipitations et au ruissellement continental, favorisant une stratification de la surface océanique. Les reconstructions paléoclimatiques régionales reposent en partie sur les mesures géochimiques des tests de foraminifères planctoniques, dont les isotopes stables de l’oxygène (δ18O). Les gradients interspécifiques de δ18O (Δδ18O) permettent de reconstituer les variations de la stratification, mais leur interprétation suppose une profondeur d’habitat constante, encore peu contrainte dans cette région. Cette thèse contraint la profondeur d’habitat des principales espèces de foraminifères planctoniques du Golfe du Bengale à partir de données de filets à plancton, combinées à au δ18O de leur test dans le sédiment récent. Ces observations permettent d’établir un cadre reliant les variations de Δδ18O aux changements de la stratification de la colonne d’eau. Appliqué aux 500 000 dernières années dans le sud du Golfe du Bengale (sites IODP U1443 et ODP 758), ce cadre met en évidence des phases de mélange renforcé de la couche de surface durant les périodes interglaciaires, traduisant une intensification des vents de mousson. À l’inverse, des épisodes de stratification maximale coïncident avec les terminaisons glaciaires, lorsque la mousson est affaiblie. L’analyse de la Terminaison II suggère que cette stratification résulte d’une réduction du mélange vertical et de l’évaporation, possiblement associée à une augmentation des précipitations locales liée à la contraction de l’ZCIT.
