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David Lessault, nouveau directeur d’ESO-Angers
Géographe et chercheur au CNRS, David Lessault a pris les rênes du laboratoire ESO-Angers le 1er septembre. Il succède à Richard Gaillard.
Le laboratoire ESO (Espaces et société) est une unité mixte de recherche multisites qui associe les Universités d’Angers, de Caen, de Nantes, du Mans, et de Rennes. À Angers, le laboratoire rassemble plus d’une centaine de membres (chercheur∙es et enseignant∙es-chercheur∙es, personnels techniques et administraifs) répartis en plusieurs composantes : l’Esthua-Innto France, la Maison de la recherche Germaine-Tillon, Polytech, la Faculté des lettres, langues et sciences humaines, l’IUT et l’Institut Agro.
Il est dirigé par David Lessault depuis le 1er septembre. « J’ai pris le temps avant de postuler pour comprendre ce qui faisait l’ADN du laboratoire, explique celui dont les recherches portent sur la mobilité et les migrations entre l’Afrique et l’Europe. Je veux donner du temps au collectif et m’offrir une parenthèse dans le long parcours d’une carrière de chercheur. C’est une nouvelle expérience humaine très riche dans laquelle on apprend aussi sur soi. »
« Retrouver une identité scientifique et collective »
Entré en fonction au 1ᵉʳ septembre 2025 pour un mandat de quatre ans, David Lessault souhaite redonner une certaine cohésion collective face au risque de dispersion inhérent à l’éclatement géographique des sites d’exercice et au cloisonnement des thématiques de recherche : tourisme, environnement, paysage etc. « Le but est de retrouver le chemin d’une identité scientifique et collective inscrite dans les fondements qui ont fait la renommée du laboratoire : une approche spatiale originale et renouvelée des solidarités et des inégalités ; un ancrage fort de la recherche dans les territoires et dans les préoccupations sociétales. »
Pour y remédier, il compte sur la mise en place de temps d’échanges plus réguliers et constructifs entre les chercheur∙es des différentes composantes. Dès janvier 2026, des réunions de laboratoire et des séminaires d’équipe permettront aux membres d’ESO et à ses doctorant∙es de discuter des modes de collectes de données et des méthodes d’analyses mises en œuvre sur les terrains ligériens et internationaux. « De quoi générer des transferts de compétences avec les doctorant∙es et de beaucoup apprendre les uns des autres », assure-t-il.
Dans sa refonte de la gouvernance locale, il peut aussi s’appuyer sur un conseil de direction afin de mener l’équipe dans un esprit de « collégialité ». Aux côtés de son adjointe Nina Aubry, il anime le conseil avec la gestionnaire Noémie Lebrun, les référent∙es de chaque composante, ainsi que de l’École doctorale et de la SFR Confluences. « J’ai également lancé des consultations et des entretiens individuels avec les chercheur∙es pour comprendre leurs attentes et ambitions afin de mieux les impliquer ensuite sur le projet scientifique, conclut-il. Enfin, l’idée est aussi d’aller vers le public et les sciences ouvertes dans le but de vulgariser le travail de nos chercheur∙es. En ce sens, plusieurs projets de recherche ont été déposés dans l’appel à projets Enjeux sociétaux de la Maison des sciences sociales et des humanités Ange-Guépin, et d’autres sont envisagés en direction de l’Agence nationale de la recherche ou de l’Union européenne. »
