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Manon TERNOIS
Portrait de Manon TERNOIS, chargée de projets scientifiques à l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) depuis 2024.
Un parcours scientifique construit pas à pas
Après un baccalauréat scientifique, Manon s’oriente vers deux années de PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) qu'elle ne valide pas. Elle choisit alors de se réorienter vers une licence de Sciences de la Vie et de la Terre. Attirée par les enseignements en lien avec l’environnement et la biologie animale, elle sélectionne progressivement les options qui la conduisent vers la licence Biologie des Organismes et Populations (BOP).
En troisième année de licence, un stage bibliographique consacré à la reprotoxicité des perturbateurs endocriniens dans le milieu aquatique marque un tournant. Cette première immersion dans la thématique de l’écotoxicologie confirme son intérêt pour les interactions entre environnement et santé, et l’incite à poursuivre en master de Toxicologie Humaine et Environnementale (THE).
Durant le master, les stages de M1 et de M2 occupent une place centrale dans son parcours. Réalisés en laboratoire, ils lui permettent de développer son autonomie scientifique, d’apprendre à adapter des protocoles expérimentaux, à interpréter des résultats parfois inattendus et à s’intégrer pleinement au travail d’équipe. Ces expériences renforcent également ses compétences en rédaction scientifique et en communication orale, des acquis qu’elle considère aujourd’hui comme essentiels, même si elle a choisi de ne plus travailler en laboratoire.
De la recherche à l’accompagnement des projets scientifiques
Son stage de M2 ouvre la voie à une thèse menée à l’Université de Toulouse, portant sur l’évaluation des effets des nanotubes de carbone sur le comportement d’un modèle cellulaire émergent : Physarum polycephalum, plus connu sous le nom de « blob ». "À la suite de la thèse je voulais continuer à travailler dans le domaine scientifique mais pas en tant que chercheuse, ni dans un laboratoire". Les échanges avec des chercheurs et chercheuses bénéficiaires de financements ANR lui font découvrir l’existence de l’agence. Elle candidate alors à un poste de chargée de projets scientifiques, qu’elle obtient en 2024.
Parmi les compétences acquises au cours de sa formation, la prise de parole en public occupe une place particulière. Si les présentations orales constituaient au départ une véritable source d’angoisse, leur fréquence en master lui a permis de dépasser progressivement sa timidité. Cette évolution s’est révélée déterminante durant la thèse, l’amenant à saisir de nombreuses opportunités : enseignement, participation à des congrès scientifiques, événements de médiation, émission de radio ou encore rédaction d’un livre pour enfants. Aujourd’hui, ces compétences sont au cœur de son quotidien professionnel, notamment pour l’animation de comités, la communication avec les chercheurs, le suivi des projets et l’organisation de colloques.
En tant que chargée de projets scientifiques à l’ANR, son travail s’articule autour de trois missions principales. Elle assure d’abord la gestion du comité d’évaluation « Contaminants, écosystèmes et santé » de l’appel à projets générique, en coordonnant les échanges avec les membres du comité, la collecte des rapports et le respect des procédures. Elle prend ensuite en charge le suivi des projets financés, en accompagnant les équipes lauréates lors des réunions de lancement, de suivi et dans leurs demandes de modification. Enfin, elle contribue aux études de bilan et à la valorisation des projets, notamment par l’organisation de colloques et la réalisation de cahiers thématiques.
Au quotidien, Manon échange donc régulièrement avec de nombreux chercheurs et chercheuses, en France comme à l’international. Son activité varie ensuite selon les périodes de l’année et les échéances des appels à projets, ce qui lui laisse une grande autonomie d’organisation. L’anticipation est essentielle pour assurer le respect des délais.
À travers son parcours, Manon démontre qu’il est possible de contribuer à la recherche sans exercer directement le métier de chercheur.
Son conseil alumni
"Il faut se projeter mais ne pas essayer de tout anticiper, et ne pas hésiter à saisir les opportunités quand elles se présentent. Bien observer ce qui nous entoure dans le milieu professionnel car il y a plusieurs métiers dont on ne soupçonne pas l’existence et qui finalement ne s’apprennent pas à l'université, mais sur le tas grâce aux compétences acquises et aux autres expériences professionnelles."
