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L’UA, capitale de la vie étudiante

Du 8 au 12 juin, l’Université d’Angers accueillait trois rencontres nationales consacrées à la vie étudiante. L’occasion pour les universitaires et les professionnels de terrain d’échanger autour de grands enjeux tels que la santé, la culture, l’accès au logement ou la précarité alimentaire.

C’est quoi être un·e étudiant·e en 2026 ? Comment les politiques publiques et les universités peuvent-elles améliorer la vie étudiante et transformer les campus ? Ces questions étaient au cœur des trois séminaires organisés à l’Université d’Angers. « L'UA contribue à créer des espaces de dialogue, d’expérimentation et de coopération autour d’enjeux majeurs », illustre Françoise Grolleau, présidente de l’Université d'Angers.

Les 8 et 9 juin, les 2e Journées du Réseau des musiques étudiantes, lancé en 2024 à l’initiative du service UA-Culture, ont rassemblé au Qu4tre différents services culturels universitaires (Rennes, Avignon, Clermont-Ferrand, Paris Sorbonne Nouvelle, etc.) et des acteurs nationaux (le réseau Art + Université + Culture (A+U+C), la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, le Cnous). Le but : améliorer l’insertion professionnelle des étudiant·es artistes sur le volet musical et étoffer la programmation des universités partenaires. Ce réseau, d’abord envisagé à l’échelle du Grand-Ouest, s’étend désormais au niveau national et se nomme officiellement Réseau des musiques actuelles étudiantes (RéMAE).

Ces rencontres ont permis de s’accorder sur la mise en œuvre d’actions communes à lancer dès la rentrée 2026 : l’écriture d’une charte, la création d’outils mutualisés (catalogue d’artistes et cartographie nationale pour identifier les talents et les lieux de diffusion) et la réponse collective à un appel à projets interétablissements lancé par A+U+C pour le financement du réseau. « Enfin, elles ont été l’occasion de mettre en avant plusieurs étudiant·es artistes d’universités partenaires ainsi que les talents de l’Université d’Angers pour de futures diffusions », souligne Chloé Langeard, directrice du service UA-Culture. 

« Un rapprochement inédit »

Ensuite, et pour la première fois au niveau national, les séminaires annuels du Réseau national vie étudiante (RVE) et des vice-présidents Vie étudiante, de campus et universitaires (Vecu) se déroulaient au même endroit. « Un rapprochement inédit qui a permis de renforcer les échanges, confirme Laurent Bordet, vice-président Vie étudiante et des campus. Les deux réseaux portent une philosophie commune et œuvrent pour que la vie étudiante soit reconnue comme une mission des universités et inscrite dans le Code de l’éducation. Les enjeux sont nombreux et la contribution des politiques de vie étudiante aux réussites est désormais bien identifiée. »

Outre les nombreux ateliers en lien avec le logement étudiant, la vie associative ou l’engagement étudiant, deux temps forts ont marqué la semaine. Jeudi 11 juin, la Faculté des sciences accueillait ainsi une conférence de Jean-Michel Jolion, ancien conseiller ministériel, sur l’usage de la recherche dans les politiques de vie étudiante. La journée a également été marquée par la remise des prix de thèse et de mémoire de l’Observatoire national de la vie étudiante, qui récompensent chaque année des travaux de recherche consacrés aux conditions de vie et d’étude des étudiant·es.

« Les thématiques abordées résonnent particulièrement avec le travail engagé par l’UAajoute Françoise Grolleau. La grande enquête menée en 2024 et qui sera renouvelée en 2026 et étendue à l’échelle de la coordination territoriale auprès de nos étudiant·es nous a déjà permis d’ajuster nos politiques et d’identifier des pistes de travail. Nous avons ainsi lancé des groupes de travail sur les questions de la solitude et des pauses méridiennes et avons mis en place une cellule de chercheurs dédiée à ces enjeux afin de renforcer encore la connaissance et l’analyse des conditions de vie étudiante. »

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