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De Belle-Beille à la Faculté de santé : l’UA poursuit sa mue énergétique et environnementale

Depuis mars, le département Pharmacie de la Faculté de santé est raccordé au réseau de chaleur de la ville d’Angers. Ce projet s’inscrit dans la politique environnementale de l’Université d’Angers et permet une diminution de son empreinte carbone.


La chaufferie du département Pharmacie de la Faculté de santé est désormais raccordé au réseau de chaleur de la ville d'Angers.
Après les bâtiments IBS et Iris 2 sur le campus Santé, puis l’ensemble du campus Belle-Beille en 2018, c’est désormais le site Daviers qui est raccordé au réseau de chaleur de la ville d’Angers. Une nouvelle étape pour l’UA, engagée dans une trajectoire de campus bas carbone.

« Ce raccordement concerne les bâtiments dédiés à l’enseignement des formations du département Pharmacie et de Polytech Angers, précise Matthieu Cavallo, responsable du pôle Énergie à la direction du patrimoine immobilier et de la logistique (Dpil). La chaufferie de la serre n’a pas été raccordée pour des raisons de faisabilité technique et d’engagement de la Ville d’Angers, propriétaire du jardin botanique. »

Débutés en juillet 2025, les travaux ont été opérationnels en novembre et finalisés en mars 2026. Ils ont permis le remplacement des deux chaudières à gaz par des sous-stations, alimentées via le réseau de chaleur urbain. Une des chaudières va être réinstallée cet été à la BU de Saint-Serge en remplacement d'une chaudière vieillissante. « L’intérêt premier de cette opération est environnemental, assure Matthieu Cavallo. Avec ce raccordement au réseau de chaleur, composé à 80 % de bois et à 20 % de gaz, l’empreinte carbone des consommations énergétiques du site Daviers diminue de 60 %. »

Investir vert, récolter durable

L’investissement, d’un montant de 292 000 euros, a été financé sur les fonds propres de l’Université d’Angers, couvert par une recette sous la forme de certificat d’économie d’énergie. Cette opération permet également de diminuer les coûts de fonctionnement : la suppression des chaudières va alléger la facture d’exploitation et de maintenance des équipements et évite à l’université des investissements récurrents de gros entretien et de remplacement. Elle contribue également à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à la croissance inexorable du prix du gaz.

« La réduction de l’impact environnemental du patrimoine immobilier de l’UA se poursuit, en lien avec l’État, à l’échelle de la rénovation énergétique des bâtiments, et avec Angers Loire Métropole (ALM) et son délégataire Alter pour le raccordement sur les réseaux de chaleur », ajoute Antoine Violette, directeur de la Dpil.

Aujourd’hui, 72 % des bâtiments de l’Université d’Angers sur les campus angevins sont raccordés aux réseaux de chaleur urbains (Alter et CHU). Le site Amsler fait l’objet d’études pour un raccordement au plus tard en 2030. Sur le quartier Saint-Serge, un projet de boucle d’eau tempérée est à l’étude par ALM qui pourrait permettre d’alimenter les bâtiments du campus en chaleur et en froid.

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