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EuroMit 2026 : « Une totale réussite »

Du 31 mai au 4 juin, Angers a accueilli près de 900 chercheurs, médecins, partenaires et représentants d’associations de patients pour EuroMit 2026, le plus important congrès international en matière de médecine mitochondriale.

La photo de groupe de l'édition 2026.
La photo de groupe de l'édition 2026.
À l’heure du bilan, le comité local d’organisation ne cache pas son contentement. « C'est une totale réussite. Extrêmement de satisfaction exprimée par les participants, à la fois sur la qualité scientifique du congrès, mais aussi sur l’accueil, les moments plus conviviaux… Certains nous ont dit que c’était le meilleur EuroMit de leur vie », témoigne Guy Lenaers, directeur de l'unité Mitovasc, qui a piloté l’organisation de l’événement avec Vincent Procaccio (UA-CHU d’Angers), et Timothy Wai (Institut Pasteur).

Dimanche 31 mai, c’est le même Guy Lenaers qui a été le premier à monter sur la scène du Centre de congrès d'Angers, pour accueillir les 865 participant·es, venus des cinq continents (31 % d’universitaires, 31 % d’étudiants, doctorants et post-doctorants, et 38 % de partenaires, sponsors et représentants de patients). « Je suis fière qu’Angers soit pendant cinq jours la capitale mondiale de la médecine mitochondriale », a déclaré en préambule Françoise Grolleau, présidente de l’Université d’Angers, qui y voit une reconnaissance de la qualité de la recherche menée dans la ville. « Angers n’est pas seulement un lieu où il fait bon vivre, mais aussi un site où la recherche et la prise en charge des patients progressent chaque jour », a complété Arnaud Pouillart, directeur général adjoint du CHU d’Angers, coorganisateur de l'événement avec l'UA.

Des progrès

La conférence d’ouverture a été donnée par Patrick Chinnery (Université de Cambridge), qui était déjà présent lors de la précédente et seule édition organisée en France jusque-là, à Chantilly, en 1995. Il a rappelé les progrès qui avaient été accomplis dans le domaine en l’espace de trois décennies. Des progrès qui sont attendus par les patients et associations de patients. « Vous savez comment ces maladies sont complexes, difficiles à diagnostiquer, à prendre en charge, à vivre », a lancé à la communauté scientifique, Paula Morandi, présidente de l’International Mito Patients (IMP), qui fédère 25 associations de malades à travers le monde.

Les communications scientifiques qui se sont succédé lors de deux symposia et huit sessions thématiques au programme (diagnostic, technologies innovantes, etc.) ont mis en lumière les dernières avancées. « On a pu constater qu’il y a vraiment des progrès qui sont réalisés vers des thérapies dans un certain nombre de maladies mitochondriales, avec des essais cliniques mais aussi des médicaments prometteurs », résume Guy Lenaers, au terme des cinq jours de congrès.

La prochaine édition d’EuroMit aura lieu en 2029, à Newcastle upon Tyne, au nord-est de l’Angleterre.

Les mitochondries, quésaco ?

Présentes dans chacune des cellules et disposant de leur propre ADN, les mitochondries ont de nombreuses fonctions, dont celle de synthétiser l’ATP, énergie essentielle à la vie cellulaire.

Le dysfonctionnement des mitochondries, d'origine génétique, est impliqué dans près de 400 maladies rares, qui touchent souvent des organes nécessitant davantage d’énergie (le cerveau, les yeux, le cœur, les muscles squelettiques…). Les symptômes sont très variés, ce qui rend difficile l’identification de ces maladies.

« Ce que nous apprenons sur les maladies rares impliquant les mitochondries, précise Olivier Baris, directeur de l'équipe de recherche Mitolab, nous informe aussi sur des maladies communes », telles que les pathologies cardiovasculaires, neurodégénératives, ou encore métaboliques comme le diabète.

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