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L’expo « La Science taille XX elles » en tournée dans les lycées

Imaginée par le CNRS, l’association Femmes & Sciences et les trois universités ligériennes, l’édition Pays de la Loire de l’exposition « La Science taille XX elles », avec ses 20 portraits de scientifiques inspirantes, est visible jusqu’à fin novembre 2026, au lycée polyvalent de Beaupréau. D’autres établissements suivront. Objectif : lutter contre les stéréotypes de genre qui peuvent dissuader les jeunes femmes de se lancer dans de telles carrières.

Le concept est né en 2018, à l’initiative du CNRS en Occitanie Ouest et de l'association Femmes & Sciences. Articulé autour d'une exposition photo adossée à des rencontres, le projet entend donner à voir les diversités de celles qui œuvrent quotidiennement au développement de la recherche, en laboratoire ou en entreprise : techniciennes, doctorantes, ingénieures, chercheuses, enseignantes-chercheuses… Autant de modèles qui peuvent inspirer les jeunes femmes pour leur orientation.

Une édition Pays de la Loire a vu le jour en 2026. Portée par le CNRS en Bretagne et Pays de la Loire, Femmes & Sciences, les universités du Mans, d’Angers et de Nantes, toutes trois engagées dans le projet Étoile (lire en encadré), la version grand public a été inaugurée le 12 mai 2026, dans les rues du Mans. L’exposition rassemble 20 portraits de 24 ambassadrices, réalisés par le photographe Vincent Moncorgé, accompagnés de texte sur leur parcours et leurs travaux. Océanographe, chimiste, informaticienne… les profils sont variés.

Médiation et dispositif pédagogique

Afin de toucher un maximum de public, les scolaires notamment, des déclinaisons itinérantes ont été créées. Dans le Maine-et-Loire, le lycée polyvalent Julien-Gracq de Beaupréau a été le premier à accueillir cette exposition. Le lancement du dispositif à l’échelle des lycées du département a eu lieu le mercredi 4 novembre, en présence d’une cinquantaine de jeunes. Durant trois semaines, les 650 élèves de l’établissement vont pouvoir s’imprégner des portraits de ces femmes de science. Un temps de dialogue est prévu avec deux ambassadrices. Une mallette pédagogique a également été conçue, dans le cadre du projet Étoile. Elle permet de préparer les élèves à la visite et à la rencontre avec les ambassadrices.

« Cette exposition rend visible des réussites et propose des modèles dans lesquels nos élèves peuvent se projeter, a indiqué dans son discours de bienvenue, Éric Guérineau, le proviseur du lycée public de Beaupréau. Elle nous invite à parler de science, mais également de parcours et d’égalité des chances ». Enseignant-chercheur, Cyril Fleurant, directeur du service d’information et d’orientation (SUIO-IP) de l’Université d’Angers, a été plus direct : « La science a absolument besoin de jeunes femmes. La science a besoin de vous ! Engagez-vous ! », a-t-il lancé à destination des lycéennes présentes.

À l’issue des discours, les participant·es ont pu échanger avec deux ambassadrices de l’Université d’Angers, Nadia Mahituku, ingénieure au sein de l’équipe de recherche en santé Irset-Ester, et Solune Denis, doctorante en mathématiques. Le dialogue s’est vite instauré. « On n’a pas assez confiance en nous, a regretté devant un petit groupe de filles, Solune Denis, actuellement en 3e année de thèse. Dans mon laboratoire, on est huit femmes, sur une soixantaine de chercheurs. Alors que tout le monde peut le faire, on est tout aussi capables, il n’y a pas de raison de se censurer ».

 

Étoile : pour une orientation plus juste

Piloté par l’UA, le projet PIA Étoile (2019-2029) associe les trois universités ligériennes, par le biais de leur SUIO-IP, et le Rectorat de l’Académie de Nantes, avec le soutien de la Région des Pays de la Loire, avec pour objectif de créer des dispositifs d’orientation valorisant la mixité dans les métiers, en réduisant les inégalités géographiques, sociales et de genre dans les choix d'orientation des lycéens. 
Ce projet est financé par la CDC et opéré par la Banque des Territoires dans le cadre du PIA 3 – Territoires d’Innovation Pédagogique, sous l’égide de France 2030.

Cinq ambassadrices de l'UA

Cinq membres de l'Université d'Angers et de ses laboratoires ont accepté de participer à l'opération :

  • Magali Schweizer, océanographe, au Laboratoire de planétologie et de géosciences (LPG, CNRS/Université d’Angers/Nantes Université)
  • Nadia Mahituku, ingénieure de recherche Inserm au sein de l’équipe Irset-Ester,
  • Marianne Curely, Solune Denis, et Yuetong Fang, doctorantes au sein du Laboratoire angevin de recherche en mathématiques (Larema, CNRS/Université d’Angers)

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