fr | en

Séparés par des virgules

Clap de fin pour SLS4Teens

La conférence de clôture du projet Second Language Learning at School for all Teenagers (SLS4Teens) s’est déroulée les 1er et 2 octobre derniers. Le point avec Laëtitia Duron, chargée de projets européens de formation au sein de CAP Europe.


Les participants au projet SLS4Teens se sont réunis à Angers les 1er et 2 octobre derniers.
Lancé en 2023 suite à un appel à projets Erasmus+, le projet de coopération SLS4Teens, coordonné par l’UA et porté par Delphine Guedat-Bittighoffer, visait à améliorer l’enseignement et l’apprentissage des langues grâce à des méthodes innovantes, notamment l’approche neurolinguistique (ANL). Développée au Canada à la fin des années 1990, elle repose sur l’automatisation de la langue, orale notamment, et par son utilisation dans des situations authentiques.

Pendant deux ans, 48 enseignantes et enseignants de langue étrangère niveau collège ont été formés à l’aide de modules en lien avec l’interculturalité, les outils numériques, les apports des neurosciences. Et la moitié d’entre eux a été initiée en plus à l’ANL.

Ces modules ont été élaborés, pendant la première année du projet, par des chercheuses et chercheurs des Universités d’Angers, de Nantes et de trois partenaires de l’alliance EU-Green (Universités de Magdebourg, Parme et Estrémadure). « Dans le cadre de l’ANL, les enseignants ont proposé notamment des modèles de phrases à l’oral sous forme de boucles composées d’une question et d’une réponse qui donnent envie aux élèves de parler d’eux, de leurs proches, de leur quotidien », précise Laëtitia Duron.

Une progression plus rapide

Plus de 600 élèves, dans les quatre pays concernés, ont fait l’objet d’une évaluation en début et en fin d’année scolaire, notamment par les étudiantes et étudiants du master Didactique des langues de l’UA. Cette démarche visait à mesurer l’impact de la formation des enseignants sur l’évolution de leurs pratiques pédagogiques et sur les apprentissages des élèves.

« Les résultats montrent que ce projet a contribué à améliorer le niveau de nombreux élèves et leur a permis de progresser plus rapidement, conclut Laëtitia Duron. Ils mettent notamment en évidence des progrès plus marqués chez les élèves dont les enseignants avaient bénéficié de la formation à l’ANL sur les terrains d’étude d’Angers et de Nantes. L’étude s’est également attachée à explorer les émotions ressenties dans l’apprentissage des langues, en particulier le plaisir et l’anxiété, et à mettre en relation les résultats issus des analyses qualitatives et quantitatives. »

Scroll