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Science avec et pour la société : l’UA lance son 2e appel à projets

Depuis cette année, l’Université d’Angers finance des projets développant le partage des savoirs et la culture scientifique sur le territoire. Le dépôt des dossiers doit être effectué avant le 15 novembre 2026 pour cette 2e édition.

Bénéficiant du label national SAPS (Science avec et pour la société), l’Université d’Angers a lancé début 2026 un premier appel à projets pour renforcer les liens entre le monde académique et la société. Objectifs : soutenir financièrement des projets imaginés par des acteurs de la recherche à l’UA rendant la science accessible à tous et favorisant l'interaction entre les chercheurs et les citoyens.

Lors de cette première vague, dont la thématique était « les transitions dans les sociétés contemporaines », cinq dossiers ont été retenus après une phase de sélection (voir la liste complète ci-dessous). Ateliers sur l’économie à destination des lycéen·nes, plateforme numérique de lutte contre la désinformation, carte interactive de la pollution par le chlorure de vinyle monomère (CVM) à l’échelle de l’Europe… les sujets sont variés.

Au total, les cinq lauréats ont bénéficié d’un apport de 26 960 euros de la part de l’UA, complétés par une enveloppe de 12 680 euros attribués par l’alliance européenne d’universités EU Green.

Soutien aux initiatives

Un deuxième appel à projets interne a été lancé le 8 octobre 2026, sur la thématique « Agir pour protéger ». Il aboutira à financer entre trois et six projets d’une durée maximale de dix mois, pour un montant individuel plafonné à 10 000 euros.

Outre leur caractère innovant, les actions envisagées devront avoir un lien avec au moins l’un des cinq axes suivants : protection de l’environnement ; numérique et sécurité ; santé et bien-être ; usage des matériaux ; populations et solidarité. Les projets devront obligatoirement impliquer une organisation issue de la société civile. 

Les candidats ont jusqu’au 15 novembre 2026 pour déposer un dossier auprès de la Direction de la recherche et de l’innovation (Dried). Les résultats seront connus en février 2027.

Pour plus d’informations et pour candidater, rendez-vous sur l’espace Intranet de l’UA

 

Déjà cinq projets soutenus

Cinq lauréats ont été retenus lors de la première vague de l’appel à projets SAPS-UA, début 2026. Voici le détail.

  • Projet Covalos, porté par Guillaume Denos (unité Granem) et Valérie Billaudeau (ESO-Angers)

Le projet Covalos vise à expérimenter un dispositif inédit de transformation des résultats de recherche en actions concrètes au service des citoyens et du territoire. Il s'inscrit dans la continuité d'Evatless (projet Pulsar Pays de la Loire), consacré à l'évaluation participative de tiers-lieux de l'économie sociale et solidaire (ESS), dont les résultats ont notamment guidé les structures à mieux identifier leurs usagers et leurs motivations.

« Cherche et trouve l'éco ! » est une série d'ateliers explorant les ressorts économiques des politiques publiques locales en contexte de transitions. De la préservation de l'eau, en passant par le rôle du végétal dans l'urbain ou bien encore en questionnant les dessous de la décision publique, la discipline économique est souvent là où on ne l'attend pas ! C'est le message des chercheurs pour un public de lycéens et plus largement les jeunes et le grand public.

  • Projet Parade, porté par Alain Godon (Laris)

Parade s'appuie sur l'expérience et la communauté Osint4Fun, collectif national de veille et de lutte contre la désinformation, pour créer un écosystème universitaire articulant recherche scientifique, outils numériques et médiation citoyenne. Parade crée un observatoire universitaire qui prend la forme d'une plateforme numérique collaborative. Sa mission scientifique : cartographier les infox au niveau national, analyser leur impact sur les publics jeunes et adultes, développer des méthodologies de fact-checking et documenter les bonnes pratiques en éducation aux médias et à l'information (EMI).

Le chlorure de vinyle monomère (CVM), cancérogène avéré, migre des canalisations PVC posées avant 1980 vers l'eau potable. Des données des Agences régionales de santé (ARS) obtenues par la Chaire Earth révèlent des dépassements du seuil européen dans plus de 5000 communes françaises. Des recherches complémentaires indiquent que quinze autres pays, au moins, sont confrontés à des contaminations similaires, sans procéder à aucune analyse. Les citoyens et les décideurs publics doivent être informés de ce risque sanitaire méconnu. Ce volet vise à cartographier les risques de contamination au CVM dans l'ensemble des pays européens et à les rendre accessibles au grand public via une carte interactive. De plus, des « Assises de l'eau » réuniront une quinzaine d'intervenants issus de la recherche, du journalisme, du droit et du monde associatif, les 22 et 23 octobre 2026, à la Faculté de droit, d’économie et de gestion.

  • Projet Prot'impact, porté par Émilie Martinez (Mint)

Prot'impact s'inscrit dans la continuité du développement d'un score protéique du projet Proscore soutenu par le PUI Predict. Le ProtéinoScore note les sources alimentaires de protéines en fonction de leurs qualité, effets sur la santé et impacts environnementaux, constituant un outil novateur pour éclairer les choix alimentaires. Prot'impact transforme cette expertise scientifique en médiation participative, rendant accessibles aux citoyens, dont les seniors, des informations complexes sur les protéines. Le projet dépasse les messages simplistes « animal vs végétal » ou « carence vs excès » en plaçant les participants au cœur de l'expérimentation et de la discussion.

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