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Violette Nozière, la fleur du mal

Conférence par Anne-Emmanuelle Demartini, auteure du livre Violette Nozière, la fleur du mal : une histoire des années trente (Champ Vallon, 2017).

Horaire : 18h30
Lieu : Médiathèque Toussaint

Un soir d'été de l'année 1933, à Paris, une famille ordinaire bascule dans le drame : Violette Nozière, âgée de 18 ans, empoisonne ses parents et entre, avec son col de fourrure noire et son béret incliné, dans l'histoire des grandes affaires criminelles. Lorsqu'elle passe aux aveux, la jeune fille accuse son père de relations incestueuses. Parricide, inceste, poison : le fait divers sensationnel, modelé par les médias du temps, a tout d'une tragédie moderne. Elle est condamnée à mort avant d'être graciée et finalement réhabilitée.

Anne-Emmanuelle Demartini est ancienne élève de l’École normale supérieure d’Ulm, agrégée d’histoire, docteure et habilitée en histoire de l'université de Paris 1. Elle a été maîtresse de conférences à l'Université Paris Diderot (1999-2016) avant de devenir professeure à l'université Paris 13. Elle est membre du comité de rédaction de la Revue historique. Sa thèse est consacrée au criminel Pierre-François Lacenaire (1803-1836), centrée sur l'étude du processus de construction d'un monstre social pendant la Monarchie de juillet (L’Affaire Lacenaire, Paris, Aubier, 2001). Son mémoire d’habilitation à diriger des recherches (HDR) mobilise les catégories d'analyse plurielles (genre, âge, classe) pour rendre compte du parricide de Violette Nozière (1933), replacé dans l'histoire des violences sexuelles et de l'inceste, ainsi que dans l'histoire des pères. Il a été publié sous le titre Violette Nozière, la fleur du mal. Une histoire des années trente (Champ Vallon, 2017).

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