fr | en

Séparés par des virgules

Vers une utilisation plus responsable du numérique

Une conférence concernant l’utilisation du numérique était proposée jeudi 2 septembre aux étudiant∙e∙s et personnel de l’UA. L’occasion d’évoquer cette problématique avec Alexandre Laurent, enseignant en statistiques à l’UFR de Lettres, langues et sciences humaines (LLSH), et Thierry Oger, chargé de mission Transition écologique et numérique.

Jeudi 2 septembre, Céline Ferré, cofondatrice de l’association Point de MIR (maison de l’informatique responsable), a dressé un état des lieux des impacts environnementaux du numérique lors d’une conférence à l’Université d’Angers devant une trentaine de personnes. Un enjeu majeur puisqu’avec l’amplification de la crise sanitaire, les technologies de l’information sont de plus en plus sollicitées et nécessitent la mise en place d’infrastructures lourdes, tels des serveurs informatiques par exemple. A l’échelle mondiale, ces derniers émettent des gaz à effet de serre et ont ainsi un impact supérieur au secteur de l’aviation civile. « Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale est connectée à Internet, estiment Alexandre Laurent et Thierry Oger. Bien sûr que cette connexion est primordiale d’un point de vue familial, éducatif et professionnel mais il est également important de sensibiliser les utilisateurs afin de réduire cette empreinte carbone car la pollution engendrée par l’utilisation d’Internet est invisible. »


Céline Ferré.

Pour cela, il est important d’adopter des éco-gestes au quotidien. Deux axes majeurs ont été évoqués : baisser la résolution de la vidéo regardée sur son smartphone ou son ordinateur et surtout, faire durer le matériel, voire le réparer si possible ou lieu d’en acheter un nouveau. « Ces nouveaux comportements ont un réel impact. »

Des conférences prévues sur les autres campus de l’UA

Organisée par l’UA sur le campus de Belle-Beille, cette conférence a permis d’évoquer avec les étudiant∙e∙s et personnel des thématiques actuelles. « Il s’agit d’échanger de manière pédagogique, ajoutent Alexandre Laurent et Thierry Oger. Les questions étaient spontanées et intéressantes et c’est une bonne chose si les personnes appliquent ensuite les conseils dispensés lors de la conférence. L’idée est aussi de faire un constat sur la manière de traiter cet aspect de pollution numérique. L’Université d’Angers est en avance sur certains aspects (baisse de la consommation d’énergie globale des infrastructures et des bâtiments via le dispositif Intracting) mais nous pouvons nous améliorer sur d’autres (notamment la communication vis-à-vis des étudiant.e.s et des personnels sur les éco-gestes conseillés dans le domaine du numérique). Se posent aussi d’autres questions : par exemple, faudra-t-il repenser un jour la manière de donner un cours afin que ce dernier soit moins polluant ? »

Des prochaines conférences sur le thème de la pollution numérique sont prévues durant l’année universitaire sur les campus de Saint-Serge, Saumur et Cholet. « Pour l’instant réservées aux personnels et étudiant∙e∙s de l’UA, il est possible que ces conférences soient accessibles au grand public », concluent Alexandre Laurent et Thierry Oger.

Infos +

Si vous souhaitez réfléchir sur l’impact environnemental lié au visionnage des vidéos en ligne et apprendre à modifier leur qualité, retrouvez le tutoriel élaboré par des personnels de l’UA.

Vous pouvez aussi visionner en replay la conférence du 2 septembre. Cela se passe ici.

Scroll