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Séparés par des virgules

« Nous avons pleinement profité de cette aventure »

Marine Morisset, Marilou Bénicourt, Charlotte Roquebert étaient étudiantes en master Droit international et européen à l’Université d’Angers lorsqu’elles ont participé au Concours de plaidoiries René-Cassin. Elles partagent leur expérience.  

Pandémie oblige, l’édition 2020-2021 du Concours René-Cassin a été la plus longue jamais disputée. Les équipes ont été constituées en octobre 2020 et la finale s’est disputé un an plus tard, le 30 septembre 2021. Lors de ce concours, les étudiant∙e∙s des différentes universités doivent rédiger un mémoire de requête ou de défense selon un cas pratique.


Marilou, Salomé, Charlotte et Marine.

Cette année, ce dernier s’intitulait Les enfants volés de l’île fictive de Tintiu, et faisait écho aux « Enfants de la Creuse », un programme de repeuplement de certains départements français imposé par l’Etat entre 1962 et 1984, avec des enfants originaires de l’île de la Réunion. « C’est la 6e année que des étudiant∙e∙s de l’UA prennent part à cette compétition et le niveau est de plus en plus élevé, précise Salomé Busson-Prin, élève-avocate au Barreau de Paris, qui a encadré Marine, Marilou et Charlotte. Y participer permet de se confronter à un volet pratique sur un cas fictif. Les étudiantes ont travaillé leur rigueur, leur oral, ainsi que la structure juridique de leurs arguments. C’est un travail d’équipe, y compris avec le personnel de l’UA qui a mis à notre disposition une salle pour que l’on puisse travailler dans les meilleures conditions possibles. »

A la découverte de la Cour européenne des droits de l’homme

Après avoir rendu leur mémoire en janvier (qui a obtenu par ailleurs le 4e meilleur prix), Marine, Marilou et Charlotte ont plaidé en distanciel pour les quarts de finale, au mois de mars. « On défendait le point de vue des enfants et nous étions un peu stressées », se souviennent-elles. 

Leur prestation est néanmoins remarquée et elles accèdent en demi-finale. Direction Strasbourg et la Cour européenne des droits de l’homme – « y aller était une vraie récompense » - en septembre pour plaider en présentiel cette fois-ci, face à l’université de Savoie Mont-Blanc. « On ne s’attendait pas à être parmi les huit meilleures équipes donc nous y sommes allées sans pression. Du fait de notre parcours commun, nous étions proches des autres équipes et avons pleinement profité de cette aventure. »

Alors tant pis si elles n’ont pas accédé à la finale, les trois étudiantes retiennent surtout les compétences développées tout au long de ce concours de plaidoiries. « Même si le cas est fictif, c’est très professionnalisant car nous effectuons le travail d’un avocat. Nous avons aussi pris confiance à l’oral, notamment lorsque l’adversaire essayait de nous déstabiliser. On ne se connaissait pas toutes les trois avant ce concours et le fait d’avoir passé autant de temps ensemble a créé des liens très forts. »

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