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Masques inclusifs : « C’est un soulagement »

Solène, étudiante à Polytech Angers, est malentendante. À la rentrée, l’Université d’Angers lui a fourni des masques transparents – aussi appelés masques inclusifs – pour lui permettre de lire sur les lèvres. Une nécessité pour elle afin de faciliter sa compréhension. Entretien avec une étudiante heureuse de bénéficier de cette aide.

Le masque est une barrière contre la Covid-19 mais il est aussi un frein à la compréhension pour les personnes sourdes ou malentendantes. Il empêche de lire sur les lèvres et de voir les expressions du visage, deux moyens utilisés pour compenser le manque d’audition. Face à cette problématique, des masques inclusifs ont été créés. L’Université d’Angers (UA) en a acheté et distribué aux étudiants malentendants.

Solène, pourrais-tu nous décrire comment est ton audition ?

« Je suis née sourde. J’ai appris à comprendre les gens grâce à la lecture labiale. À l’âge de 4 ans, j’ai eu une opération chirurgicale pour me faire implanter un dispositif pour entendre. Malgré cet équipement, j’entends moins bien qu’une personne normale, le son est plus métallique. Comme j’ai cet implant dans une seule oreille, il m’est difficile de localiser la provenance du son. Par exemple, s’il y a beaucoup de bruits, je ne peux pas faire la distinction entre les sons. Par conséquent, je me repose toujours sur la lecture labiale pour comprendre les gens. Parfois, je demande aussi à mon voisin d’amphithéâtre ou de TD d’écrire au crayon à papier sur mon cahier. Les autres élèves sont bienveillants avec moi. »


Solène Guillaume avec un masque classique et un masque inclusif dans la main.

Quel problème te pose le port du masque ?

« Il m’empêche de pouvoir lire sur les lèvres. L’autre problème, c’est que je ne peux pas voir les expressions du visage, ce qui est utile pour comprendre le ton d’une personne. Cela me permet de distinguer une interrogation d’une exclamation ou si la personne plaisante ou fait de l’ironie. Pour moi, le masque est une vraie barrière de communication qui m’oblige à faire répéter les gens. »

Pour résoudre ce problème, l’UA t’a fourni des masques inclusifs. Cela change quoi ?

« Tout revient comme si le masque n’était pas là. Pour moi, c’est beaucoup moins stressant et fatiguant. Je fais moins d’efforts de compréhension ce qui me permet de me concentrer sur les propos de mon interlocuteur car les concepts que l’on étudie ne sont pas simples à comprendre. Je suis vraiment soulagé de ne pas devoir faire répéter trois fois les choses ce qui peut être gênant pour soi et les autres. »

Obtenir ces masques inclusifs a-t-il été compliqué ?

« Non, c’était facile. J’ai envoyé un message à la responsable du pôle handicap de l’UA qui a pris en compte ma demande. J’ai reçu les masques la veille de la rentrée. Je n’ai pas eu de papier à remplir alors que très souvent on me demande des justificatifs. »

Contact

Julie Besson, référente handicap de l'UA
julie.besson @ univ-angers.fr
Tél : 0241226420
Permanences : du lundi au vendredi de 9h à 17h (uniquement sur rendez-vous). La Passerelle, é rue Lakanal, Angers (sur le campus de Belle-Beille)
 

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