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Garde d’enfants de soignants : « Ça m’a soulagée »

À travers sa Plateforme citoyenne et solidaire, l’Université d’Angers a mis en place un système de garde d’enfants pour soulager les personnels soignants sans solution. Plus d’une centaine d’étudiant·e·s de différentes formations se sont portés volontaires, intervenant auprès de 92 familles les deux premières semaines. Exemple.

Inès est interne en pédiatrie au CHU d’Angers. La jeune femme est aussi la mère de Lison, 6 mois. Mais, « au lendemain des mesures de confinement, notre nounou s’est mise en arrêt de travail, car elle était très inquiète du risque infectieux, explique la pédiatre. Le problème, c’est que mon mari qui s’occupe d’une écurie ne peut pas du tout s’arrêter car il doit continuer à prendre soins des chevaux ».

Inès s’est retournée vers l’Institut de formation en soins infirmiers, puis vers la Plateforme citoyenne et solidaire mise en place par l’UA, pour répondre aux besoins de gardes d’enfants des personnels soignants. « Ils m’ont mis en contact avec Esther, une étudiante de 1re année de médecine. On s’est rencontrées un après-midi et ça s’est bien passé. Ce qui était super, c’est qu’elle était très souple et d’accord pour venir travailler même le week-end ».

Bonne expérience

Comme une centaine d’autres, Esther s’est portée volontaire « car je voulais vraiment aider, et je savais que ce serait une bouffée d’oxygène pour certains soignants. Et puis, j’ai décidé de me réorienter vers une formation en soins infirmiers, donc j’ai un peu moins de pression au niveau des études. J’aimerais devenir infirmière puéricultrice. C’était aussi une bonne occasion d’en apprendre plus sur les enfants ! ».

Esther, qui habite « à un quart d’heure à pied », a gardé Lison deux journées, de 8h à 18h30. « Ça m’a fortement soulagée, avoue la mère de famille. Ça m’a enlevé une sacrée épine du pied ». Pour Esther, ces journées n’ont pas été de tout repos. « C’est un peu fatiguant, mais j’ai vraiment aimé. Et Lison est un super bébé ».

L’expérience a vite été interrompue. « Mon assistante maternelle a décidé de reprendre le travail », explique Inès.

Esther, elle, reste mobilisée. « Je suis prête à aider d’autres parents pendant le confinement ».

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