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Séparés par des virgules

Florence Hartheiser, nouvelle directrice du Sumpps

Depuis le 1er septembre 2020, la médecin généraliste dirige le Service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé (Sumpps). Épidémie de la Covid-19, réorganisation du service et futur déménagement à la Passerelle : Florence Hartheiser fait le point sur les enjeux qui vont animer sa mission.

Intégrer un service de santé en pleine crise sanitaire n’est pas chose aisée. C’est ce qui est arrivée à Florence Hartheiser. Elle a d’abord rencontré ses futurs collègues par visioconférence avant de pouvoir découvrir le campus de l’Université d’Angers (UA) à la fin du mois de mai 2020. Depuis, elle collaborait avec Dominique Chabasse, son prédécesseur à la tête du Sumpps, avant de prendre officiellement la tête du service le 1er septembre dernier. Une entrée en fonction marquée par la crise de la Covid-19. « Sur le campus, les élèves sont sérieux. Ils portent le masque et respectent les gestes barrières », constate Florence Hartheiser.

Travail de veille sanitaire

Malgré tout, les cas positifs n’épargnent pas l’UA. Face à cela, le Sumpps joue un rôle d’interface et de lien entre les différentes autorités concernées (l'UA, l'Agence régionale de santé, la Caisse primaire d'assurance maladie). Le service assure aussi un important travail de veille sanitaire. « On recense les étudiant.e.s en confinement et les cas contacts. On leur propose le soutien d’un médecin, d’un psychologue, des colis alimentaires et le prêt de matériel informatique s’ils en expriment le besoin », énumère la Strasbourgeoise d’origine. Au sein de son service, le fonctionnement se veut « le plus normal possible depuis la rentrée ». Comme dans les cabinets des médecins libéraux, la désinfection est renforcée et l’intervalle temps entre chaque rendez-vous a été augmenté. Tout ceci nécessite une forte coordination entre les 37 personnels qui travaillent au sein du Summps.

Nouveau dispositif pour l’aide psychologique

C’est l’une des envies de Florence Hartheiser : développer le décloisonnement des pratiques entre les différents professionnels du service. Une coopération déjà existante notamment pour l’aide psychologique offerte aux étudiants. « On avait une liste d’attente assez importante. Pour y répondre, on a mis en place un dispositif de première écoute avec des infirmières et des médecins. Le but est d’analyser les besoins et voir quels interlocuteurs sollicités si nécessaire. L’idée est de ne pas abandonner les étudiants et leur proposer une solution », détaille Florence Hartheiser. Un projet d’activité de groupe est aussi envisagé. Il pourrait voir le jour quand les règles sanitaires le permettront. « C’est une demande forte des étudiants notamment pour avoir des outils de gestion du stress »,  précise Florence Hartheiser. Le symbole d’un service qui essaye de s’adapter au mieux au contexte et aux besoins des étudiants.

 

 

 

Pour contacter le Sumpps :
Angers : Campus de Belle-Beille, 2 boulevard Lavoisier. Ouvert du lundi au vendredi, de 8h45 à 17h45 Tél. 02 41 22 69 10
Cholet : Voir les informations spécifiques au campus de Cholet
Le Sumpps est présent sur Facebook

Des liens étroits avec le service santé au travail

Pour le moment, le Sumpps partage les locaux avec le Service santé au travail (SSTU). Ce ne sera plus le cas au 1er janvier 2021. Les deux services vont se séparer et créer des entités distinctes. « Il y a des choses en commun entre le Sumpps et le SSTU mais les problématiques ne sont pas les mêmes. Entre les étudiants et les personnels, la prise en charge est différente », assure Florence Hartheiser. De son côté, le SSTU qui compte 5 personnels va accroître sa capacité de prise en charge avec l’arrivée d’un nouveau médecin du travail au début du mois d’octobre.

Déménagement à l’orée 2022

Depuis son départ du boulevard Beaussier en 2018, le Sumpps est installé au deuxième étage du bâtiment A de la Faculté des sciences à Belle-Beille. Un lieu transitoire puisque début 2022, le Sumpps s’installera dans une aile de l’extension en cours de construction à la Passerelle. « Cela nous permettra d’avoir plus d’espaces. On pourrait ainsi recevoir des stagiaires, des internes ce qui sera un bon moyen de nous faire encore mieux connaître des étudiants », décrypte Florence Hartheiser. 

    

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