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Séparés par des virgules

L’UA s’adapte au « distanciel »

Que ce soit pour les enseignements, des ateliers de formation ou l’organisation de journées d’études et colloques, personnels et étudiants multiplient les initiatives pour continuer à faire vivre l’UA malgré la fermeture des campus. Réactivité, créativité et agilité numérique caractérisent les nombreuses évolutions en cours.

Lors du premier confinement, au printemps dernier, l’UA avait développé de nombreux outils numériques pour assurer l’enseignement à distance. Certains ont montré leur intérêt et efficacité, d’autres ont affiché quelques limites. Fort de cette expérience, l’université a pu affiner son accompagnement pour ce second confinement. Ainsi, de nouveaux dispositifs ont été mis en place. « Des webinaires ont lieu chaque jeudi sur la plateforme Teams pendant une heure. Ils sont à destination des intervenants pédagogiques et abordent un thème précis en lien avec l’enseignement à distance. Ces séances sont enregistrées et accessibles ensuite en ligne », décrit Nathalie Debski, vice-présidente Transformation pédagogique à l’UA.

Teams, un outil pédagogique

Ces séances abordent notamment la question des QCM, du dépôt de devoirs ou encore la fraude lors des évaluations. Autre innovation majeure : le recours à la plateforme Microsoft Teams a été repensé. « Au-delà d’une utilisation comme outil de visioconférence, on développe son usage pour en faire un outil pédagogique. Cela permet notamment de créer des classes interactives », souligne Nathalie Debski.
Screenshot de l'équipe "Pour une pédagogie à distance" sur la plateforme Teams.
Comment faire ? « L’enseignant peut répartir différents groupes en créant plusieurs canaux dans une équipe pour permettre une approche plus collaborative », répond Nathalie Lusson, reponsable du Lab’UA. Une pratique qu’a mise en place Yamina Chikh dès le début du second confinement. « Au début du cours je donne mes consignes dans une classe principale avec l’ensemble des étudiant.e.s. Ensuite, ils peuvent aller travailler en équipe en se retrouvant dans un canal qui leur est dédié », décrit l’enseignante en communication et management au sein de la Faculté de santé. « Durant le cours, si les étudiant.e.s ont une question ou besoin d’aide ils peuvent me retrouver dans le canal de la classe principale. Il m’arrive aussi d’aller voir le travail de groupe des étudiant.e.s en entrant dans leur canal. Dans ce cas-là, je les avertis en amont pour qu’ils ne soient pas surpris », ajoute la chargée de mission pour la liaison lycées-universités à l’UA. Cette pédagogie interactive semble plaire aux étudiant.e.s : « Le retour est très positif. Les étudiant.e.s trouvent ça très dynamique. » Toujours dans un souci d’échange, Yamina Chikh utilise aussi le tableau blanc de Teams pour des activités collectives de brainstorming notamment.  

Les capsules numériques du SUIO-IP

Du côté du Service universitaire d'information et d'orientation - Insertion professionnelle (SUIO-IP), la transition numérique des activités entamée il y a deux ans a pris une nouvelle envergure avec la crise liée à la Covid-19. Ainsi, certains ateliers d’ordinaire réalisés en présentiel ont été hybridés.
Un échange à distance réalisé lors de l'atelier vidéo différée proposée par le SUIO-IP.
Pour cela, un découpage en phase pédagogique a été construit. « Cela commence par des capsules numériques avec des vidéos, des exercices, des mises en situation. Puis, il y a un temps d’échange avec un professionnel avant un autre temps d’échange entre étudiants », détaille Magali Anthoine, conseillère insertion professionnelle. Pour elle, ce système présente l’avantage de « laisser aux étudiants le temps de la réflexion », leur permet de « digérer les informations données à chaque étape » et « d’être plus acteur et moins consommateur de la formation ». Pour mettre en place cette hybridation, le SUIO-IP a travaillé de concert avec le Lab’UA et a recours à des outils comme Moodle et Panopto. « Cela permet de s’adapter aux besoins des étudiants et ainsi assurer une approche beaucoup plus personnelle de l’accompagnement », se réjouit Christine Ménard, directrice du SUIO-IP.

Des étudiants réactifs

Il n’y a pas que l’enseignement qui est impacté par le confinement : l’organisation des journées d’étude et des colloques l’est tout autant. Ainsi, la journée d’étude consacrée aux droits et libertés à l’épreuve de la Covid organisée le 19 novembre 2020 par le centre Jean-Bodin s’est déroulée en visioconférence. Pour transformer des événements pensés en présentiels, les organisateurs ont dû faire preuve d’ingéniosité et de réactivité. C’est le cas de la vingtaine d’étudiants du master 2 Didactique des langues spécialisés dans le parcours de formation aux langues, des adultes et mobilités (Pro-FLAM). Dans le cadre de leur cursus, ils doivent assurer l’organisation d’une journée d’étude sur le français langue étrangère (FLE) organisée le lundi 30 novembre 2020. « On a commencé à travailler dessus en octobre avant le confinement en prenant en compte qu’elle pourrait avoir lieu en distanciel », relate Coralie, une des étudiantes. Fin octobre, la nouvelle du second confinement accélère la transformation numérique de l’événement. « Très vite, on a pris rendez-vous avec le Lab’UA pour trouver une solution technique. Ils nous ont recommandé d’utiliser Microsoft Teams.
Le programme de la journée d'étude organisée par les étudiants du master 2 Pro-FLAM.
Une fois la plateforme choisie, on a mis en place le travail de réflexion concernant les inscriptions et la participation des intervenants », détaille l’étudiante.

Pour elle, le distanciel présente même quelques avantages : « On a un intervenant qui vit aux Etats-Unis. Il y a aussi un enseignant-chercheur qui va faire son intervention dans le cadre d’un cours donc ses élèves habituels pourront suivre en ligne sa contribution. Cela n’aurait pas été possible en présentiel. » Une façon positive de voir les choses : « On est une génération du numérique. On est habitué à suivre nos en cours en ligne et on sait que cela fonctionne bien. On n’est pas inquiet quant à la réussite de notre projet. » Malgré tout, qui dit numérique, dit parfois bug informatique ou de réseau. Serait-ce une source d’anxiété ? « On a anticipé cet aspect. On a désigné des personnes pour gérer les blancs et prendre la parole en cas de problème technique », répond Coralie, signe que rien n’est laissé au hasard.   

Une enquête menée à l’IUT

Le confinement et ses conséquences sur le quotidien des étudiants est aussi devenu un objet d’étude. Ainsi, 4 étudiants en première année de Gestion des entreprises et des administrations (GEA) à l’IUT Angers-Cholet ont lancé une enquête dans l’ensemble de la France auprès de leurs camarades de spécialité sur l’impact du télé-enseignement. « On fait ce travail dans le cadre d’un projet tutoré. On veut obtenir le ressenti des étudiant.e.s et leur vision des choses. À partir des résultats obtenus, on écrira une synthèse que l’on donnera à nos enseignants pour leur expliquer les difficultés remontées. Notre but est aussi de proposer des solutions afin de pouvoir améliorer l’enseignement à distance », expose Elliot, un des membres du quatuor. Le symbole que c’est bien l’ensemble de la communauté universitaire qui est mobilisé pour faire de ce contexte difficile une source de réinvention des pratiques.

Le recours à YouTube

Le 13 novembre 2020, l'Université d'Angers a utilisé la plateforme vidéo YouTube pour diffuser en live une journée d'information proposée dans le cadre de la liaison lycées-université. Les internautes ont pu suivre les débats menés depuis un véritable plateau télé regroupant des intervenants de l'UA, de l'Onisep et du Rectorat. « Durant le live, il y a eu un chat très actif avec beaucoup de questions et remarques. Depuis, la vidéo a été visionnée plus de 1000 fois et on a reçu de nombreux retours positifs », se réjouit Yamina Chikh, chargée de mission pour la liaison lycées-université à l'UA


Retrouvez la vidéo ci-dessous

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