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Soutenance de thèse de Madame Guanqun WANG

14h00 | Maison de la Recherche Germaine Tillion | Salle Camille Lepage | 5, bis boulevard Lavoisier | ANGERS

Sujet : Le développement des compétences plurilingues dans les PME chinoises Quelles stratégies linguistiques et éducatives mettre en œuvre ?

Directeur de thèse :
Monsieur Julien KILANGA

RÉSUMÉ

Au cours de ces quatre dernières décennies, l’économie chinoise, comme le monde des entreprises, a connu de très profondes mutations dues aux changements politiques et surtout à une ouverture vers l’international. La Chine se trouve désormais confrontée à de nouveaux enjeux qui requièrent l’acquisition de nouvelles compétences spécifiques (notamment plurilingues) de la part des personnes et qui imposent que soit menée une réflexion de fond sur la question des langues. Cela touche à leur place dans la société, le tissu industriel et commercial, mais aussi dans les cursus scolaires et universitaires. Par rapport au sujet de notre thèse, les PME, qui constituent notre terrain d’étude, sur lequel s’appuie notre recherche, représentent des unités variables fonctionnelles plus ou moins performantes de l’économie nationale chinoise. De façon à évaluer ce que sont les besoins pour les entreprises (PME) en termes de connaissances et compétences en langues étrangères, nous avons construit quatre types de corpus. Le premier porte sur une sélection de mille offres d’emploi de la part des PME chinoises. Quant au deuxième, il est constitué par cent questionnaires réalisés auprès de salariés, responsables, directeurs et commerciaux des PME chinoises. En ce qui concerne le troisième corpus, il est constitué par des entretiens avec des responsables et des salariés d’entreprises, sélectionnés parmi les répondants au questionnaire. Afin d’approfondir les éléments recueillis concernant le système éducatif et les formations universitaires, nous avons prolongé nos enquêtes en interrogeant des étudiants et des enseignants de langues étrangères. Ces analyses approfondies nous ont permis de relever un certain nombre d’éléments saillants qui nous ont amenée à nous interroger sur les causes de ces insuffisances et, par conséquent, sur les cursus, en particulier de formation initiale, qui avaient été antérieurement suivis. Malgré des évolutions, le système éducatif chinois continue à fonctionner sur des bases traditionnelles, en privilégiant les savoirs livresques et l’écrit au détriment, souvent, d’autres compétences. Les dispositifs et les programmes d’enseignement des langues étrangères doivent être fortement infléchis afin d’être adaptés au monde contemporain malgré leur progression ces dernières années. Si l’anglais est certes devenu une « lingua franca » dans le monde économique notamment, il est important pour la Chine de s’ouvrir plus largement à d’autres langues. Cela doit se faire en faveur de la diversité des langues étrangères, ce qui permettra au monde professionnel et de l’entreprise de développer une forme de multilinguisme et de promouvoir le plurilinguisme pour les personnes. Cela ne peut qu’être bénéfique à la société tout entière. L’apprentissage des langues doit donc être encouragé ; leur connaissance représente désormais une « compétence de base », parmi celles que l’on peut considérer dans le monde contemporain comme étant des « compétences clés ». Pour cela, nous proposons tout un ensemble d’orientations pédagogiques et curriculaires et préconisons un enseignement/apprentissage des langues étrangères plus adapté et concret, dispensé plus précocement dans les cursus scolaires, intégré aux enseignements fondamentaux.

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