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Réseau SAM, avec un « s » comme synergie

Le réseau SAM a été officiellement lancé le 27 novembre par les quatre partenaires fondateurs que sont les centres hospitaliers d’Angers et du Mans et les universités de ces deux villes. Son objectif : générer des collaborations dans le domaine de la santé et de l’activité physique, associant les métiers de l’ingénierie et les sciences humaines et sociales.

Il existe au moins deux façons de traduire l’acronyme SAM. La première se fonde sur une approche thématique : Santé, Activité physique, Métiers de l’ingénierie et des sciences humaines. La seconde est territoriale : Sarthe, Anjou et Mayenne sont concernés.

Les sociétés à l’avenir devront répondre à de nouveaux défis en matière de santé : utilisation des technologies de santé au plus proche de la personne (objets connectés, etc.), développement des outils numériques, limitation des longs déplacements, mais aussi promotion des activités physiques pour maintenir l’état de santé et l’autonomie dans un monde de plus en plus numérisé.

Transdisciplinaire

Relever ces défis nécessite une approche pluridisciplinaire : opérateurs de santé (médicaux ou paramédicaux), spécialistes de l’activité physique, du mouvement et du sport, ingénieurs et techniciens, experts des problématiques en sciences humaines et sociales seront impliqués.

C’est face à ce constat que le réseau SAM s’est constitué, sous l’égide des universités d’Angers et du Mans, du Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers et du Centre hospitalier (CH) du Mans. Un groupe d’une douzaine d’acteurs a travaillé 6 mois à sa création.

Le lancement officiel a eu lieu mercredi 27 novembre 2019, à Sablé-sur-Sarthe. Les participants ont notamment pu prendre connaissance de programmes en cours, comme Numen (collaboration psychologues/ingénieurs autour de la problématique de l’entrée en Ehpad) ou émergents, lors d'une séance « speed dating », avec présentation de projets ouverts à de nouvelles collaborations, autour par exemple de la presbyacousie (perte de l'audition) ou encore de conception d'objets connectés pour détecter les problèmes cardiovasculaires.

Ils ont aussi pu échanger et nouer des liens en vue d’une éventuelle collaboration… Car l’objectif est bien là : « Mettre en synergie des disciplines autour de projets inédits », résume Diane Petter, directrice générale adjointe du CH du Mans. « Cela devrait aussi donner un peu plus de vigueur aux partenariats existants ».

« Valeur ajoutée »

Diane Petter (CH du Mans), Cécile Jaglin-Grimonprez (CHU d'Angers), Christian Roblédo (UA) et Rachid El-Guerjouma (Le Mans Université) ont porté le réseau SAM sur les fonts baptismaux
Diane Petter (CH du Mans), Cécile Jaglin-Grimonprez (CHU d'Angers), Christian Roblédo (UA) et Rachid El-Guerjouma (Le Mans Université) ont porté le réseau SAM sur les fonts baptismaux
En créant le réseau SAM, il s’agissait à la fois « d’imaginer un dispositif qui puisse accompagner des sujets transdisciplinaires » et « participer à la vitalité des territoires par ce que nous savons faire », a expliqué le président de l’UA Christian Roblédo.

Le réseau SAM s’inscrit également dans la dynamique de rapprochement engagée par les Universités d’Angers et du Mans. « Pour ce rapprochement, nous avons choisi de nous appuyer sur projets concrets, a rappelé Rachid El Guerjouma, président de Le Mans Université. SAM est un exemple de cette logique. Il crée des synergies, il décloisonne, permet de créer de la valeur ajoutée au bénéfice de nos territoires ».

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