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Le Centre des archives du féminisme, un lieu de collecte unique

Crée en 2000, le Centre des archives du féminisme (Caf) a fêté ses 20 ans à la bibliothèque universitaire de Belle-Beille samedi 27 novembre. France Chabod, responsable du Caf, présente ce lieu de collecte unique en France.


France Chabod présente un tee-shirt issu des archives de Florence Montreynaud, historienne, écrivaine et journaliste féministe qui a notamment écrit l'encyclopédie Le XXe siècle des femmes.

Les 90 personnes inscrites ont pu assister à une table-ronde en présence de donatrices d’archives, notamment les représentantes de l’association Choisir la cause des femmes, de l’Association nationale des études féministes (Anef) et du Planning familial.

Etaient également au programme la remise d’un tapuscrit par les deux filles de l’écrivaine Benoite Groult, la participation des membres de la commission audiovisuelle de l’association Archives du féminisme, ou une intervention de la directrice des archives départementales de Maine-et-Loire.

Des chercheures qui ont consulté et exploité les archives du Caf ont aussi pris la parole lors d’une session animée par David Niget, chargé de mission Egalité à l’UA. « Ce centre travaille en réseau avec trois autres lieux de collecte et de sauvegarde d’archives féministes en France (la bibliothèque Marguerite Durand, la Contemporaine et le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir) grâce au partenariat avec l’association Archives du féminisme, souligne France Chabod. Cette journée était l’occasion pour les donatrices d’expliquer leurs raisons de transmettre ces précieux documents à Angers, mais aussi d’échanger avec ceux et celles qui les classent. » Ce que confirme Elise, en 1ere année de master Archives : « Il était intéressant de rencontrer ces donatrices et d’entendre aussi Christine Bard retracer la création du Caf. »

Numériser et publier en ligne les revues des années 1970 et 1980

Avec l’aide de l’association Archives du féminisme et des filières archivistique et bibliothéconomique de l'UA, le Caf classe et conserve donc des archives privées des XIXe, XXe et XXIe siècle, données ou déposées par des associations militantes ou des personnalités connues pour leurs engagements féministes.

Lettres, tee-shirt, photographies, affiches, banderoles, timbres, ou encore masques portés par l’association Les chiennes de garde : de nombreux objets sont conservés sur près de 200 mètres linéaires. « Notre mission est aussi de valoriser ces fonds à la demande des chercheur∙e∙s ou d’autres institutions, à travers des visites, expositions, ou prêts temporaires d’archives, énumère France Chabod. Nous constatons qu’un∙e chercheur∙e français∙e ou étranger∙e vient tous les trois jours ici consulter des archives pour préparer la rédaction d’un mémoire, d’une thèse, d’un article ou d’un ouvrage. Des archives du Caf sont aussi régulièrement reproduites dans des manuels scolaires de lycée car un chapitre du programme d’histoire est désormais consacré à la lutte des femmes françaises pour l’obtention de leurs droits. »

A l’avenir, le Caf espère pouvoir collecter les archives de l’association Ni putes ni soumises et poursuivre le projet FemEnRev, lié à la numérisation et publication de périodiques féministes sur la plateforme Persée.

Se rendre au Caf

Les archives du Centre des archives du féminisme sont consultables  au sein de la bibliothèque universitaire de Belle-Beille, du lundi au samedi, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h.

L'accès à la salle de consultation se fait sur rendez-vous, 8 jours à l'avance.

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