fr | en

Séparés par des virgules

1918 : des étudiants de l’UA ramènent la flamme du souvenir

Plusieurs étudiants de l’Université d'Angers comptaient parmi les 41 coureurs qui ont porté la flamme du souvenir de Paris à Angers, lors du Relais angevin de la mémoire organisé à l’occasion du centenaire de l’Armistice de 1918.

Après avoir été reçus à l'Assemblée nationale, 41 jeunes âgés de 18 à 25 ans se sont élancés le soir du 8 novembre de l’Arc de Triomphe. À tour de rôle, par équipe de trois, ils ont porté jusqu’en Anjou la torche allumée sur la tombe du Soldat inconnu. Le périple de 350 km, à travers 6 départements et 59 communes s’est achevé sous la pluie, samedi soir, veille du 11 novembre, sur la place Leclerc à Angers où une cérémonie réunissant les 41 maires de l’agglomération était organisée.

Pour ce Relais angevin de la mémoire, Charline Herbreteau, étudiante en 1re année de Droit à l'UA, a représenté la commune de Saint-Léger-des-Bois. Inscrit en Histoire, Come Larcher a couru pour Soulaine-sur-Aubance. Anthonin Hinschberger-Bocher, qui entame sa 2e année à l’Istia, s'est mobilisé pour Avrillé.

« Ils avaient notre âge quand ils sont partis »

Sportif (il a été champion de France d’aviron en quatre sans barreur en 2017), l’élève ingénieur n’a pas hésité à se lancer dans cette aventure. « Pour rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour que l’on puisse vivre dans un pays libre, explique le jeune homme de 19 ans, réserviste, qui souhaite devenir pilote d’hélicoptère dans l’armée de terre. Ils avaient notre âge quand ils sont partis au combat ».

Anthonin Hinschberger-Bocher n’a pas ménagé ses efforts durant ces trois jours de course : 10 km le premier jour, 20 km le vendredi, et 45 le samedi. « Certains se sont blessés, il fallait les remplacer. La dernière journée a été assez longue, mais ça a été un moment fort ». Tout comme la dizaine de cérémonies qui se sont tenues tout au long du parcours. Et le retour à Avrillé.

« Je garde de très bon souvenir de cette expérience, réalisée avec des gens motivés. On a appris à se connaître et on a tissé des liens d’amitié ». Comme l’ont fait avant eux ceux qui sont partis pour ce qui devait être la Der des Ders.

Anthonin Hinschberger-Bocher (qui porte la flamme) et ses compagnons de course ont pris part à de nombreuses cérémonies (Crédit photo : Bruno Joeffroy)
Anthonin Hinschberger-Bocher (qui porte la flamme) et ses compagnons de course ont pris part à de nombreuses cérémonies (Crédit photo : Bruno Joeffroy)

Les champs suivis d'un astérisque * sont obligatoires

Scroll