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Séparés par des virgules

Amandine Brossier court vers les JO

Aux Universiades de Naples (JO Universitaire), Amandine Brossier est montée début juillet sur le premier podium international de sa carrière, en prenant la troisième place sur 400 m plat. Avec le premier chrono de sa carrière sous les 52’’ en 51’’77, cette performance fait d’elle la douzième meilleure performeuse française de tous les temps.

Quatre ans seulement après avoir découvert la discipline, l’étudiante en neuropsychologie poursuit sa progression avec, dans un coin de la tête, l’objectif des JO de Tokyo 2020.

Avant d’être une reine de la piste, Amandine Brossier a longtemps fréquenté les parquets. Treize saisons de basket dans des clubs des Mauges et de Cholet qui l’ont amenée à évoluer au niveau régional, puis national avec les cadettes de la Jeune France. À 19 ans, sentant la motivation s’émousser, l’étudiante décide de ranger ses chaussures montantes. Et signe sa première licence dans un club d’athlétisme, à Angers Athlé. « Je ne peux pas vivre sans sport », avoue celle qui a grandi dans une famille de sportifs, au May-sur-Èvre.

Amandine Brossier
Amandine Brossier
Au basket, ses coéquipières la surnommaient « Bip bip », clin d’œil à sa vitesse de pointe, proche de celle de l’oiseau des dessins animés. « Les filles disaient que je courrais vite. J’avais envie de voir ce que ça donnait réellement ».

Pour être franc, Amandine Brossier en avait déjà une petite idée : deux années auparavant, en Terminale scientifique, l’élève du lycée Sainte-Marie de Cholet avait remporté l’argent sur 100 mètres aux championnats de France scolaires Ugsel, et, l’or sur le relais 4 x 100 mètres. Prometteur.

Progression fulgurante

Ses débuts en club confirment son potentiel. Dès la première saison, elle se qualifie pour les championnats de France espoirs en salle. « À ma grande surprise. Et je bats mon record personnel ». L’année suivante, elle en repart avec une médaille de bronze sur 200 mètres, et décroche son premier ticket pour la compétition élite.

En 2017, Amandine Brossier signe de nouveau une 3e place aux championnats de France espoirs en salle à Lyon. L’été suivant, la sprinteuse est appelée en équipe de France et participe à sa première compétition internationale, les championnats d’Europe espoirs. Sur le relais 4 X 100 mètres, son finish fait la différence et permet aux Bleuettes d’arracher la médaille d’argent.

Le 18 février 2018, à Liévin, l’étudiante de l’Université d’Angers passe un nouveau cap. Elle s’adjuge le titre national sur 200 mètres, qu’elle couvre en 23 secondes et 44 centièmes améliorant encore son record personnel. « À chaque sortie, je l’améliore, se félicite-t-elle. Mais ce qui compte plus que le chrono, c’est le titre. Je le voulais absolument pour conforter ma place de sprinteuse française ».

 

La sportive veut également profiter de cette année pour se rapprocher d’un rêve : les Jeux olympiques, « le summum pour tous sportifs ». Avant Paris 2024, les JO de Tokyo arrivent à grands pas. « Il me reste plus de 2 ans. Tout est possible. Vu ma progression sur les trois-quatre dernières années, forcément j’y pense ». Amandine Brossier va devoir aller vite. Elle en a l’habitude.

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