K-Libres imprimé, étudiants informés !

K-Libres se définit comme « Le magazine » à destination des 30 000 étudiants angevins, sans distinction d'établissement. L'Université d'Angers soutient le journal depuis ses débuts et maintient son partenariat à l'heure ou K-Libres projette un développement à l'échelle régionale.
« Le Mag' des étudiants angevins », alias K-Libres, c'est 21 numéros sortis, 198 000 exemplaires imprimés, et pas moins de 200 collaborations de rédacteurs, photographes, dessinateurs, graphistes, artistes, webmasters et commerciaux depuis le début de l'aventure. Ce bimestriel gratuit d'information locale, pratique, culturelle et généraliste a été crée par l'association « Diversités », née en 2003. Après des mois de bouillonnement d'idées, le 12 avril 2005, l'équipe accouche d'un premier numéro tiré à 5 000 exemplaires.
Un journal qui « prend le temps » et qui fait appel aux talents étudiants
La rédaction est certes composée en majorité d'étudiants, mais pas uniquement. Journalistes professionnels, anciens de l'université participent aussi à la réalisation du magazine. Le rythme de parution autorise l'équipe à se passer d'une maquette pré-établie. Pour chaque nouveau numéro, les graphistes « repartent à zéro » et recréent chaque page, au gré de leur imagination. Le tirage de K-Libres a doublé depuis les débuts : 10 000 exemplaires sont imprimés tous les deux mois, dont 8 000 distribués de la main à la main sur les campus, le reste déposé chez des partenaires. Au niveau du rythme, il faut compter une conférence de rédaction toutes les 6 semaines dans leurs locaux (communs à différentes associations dont La Dissonante), puis 3 semaines de reportage et d'écriture, une semaine de correction, et enfin 10 jours de graphisme.
K-Libres propose aux étudiants d’intégrer sa rédaction en accueillant les étudiants désireux de participer à la parution du magazine ou à l’alimentation du site web pour devenir journalistes, graphistes ou photographes bénévoles.
Le Mag' voit grand
K-Libres ne vit que de ses annonceurs, mais pas à n'importe quelles conditions : la rédaction se réserve le droit de refuser une publicité contraire à ses valeurs. Ce mode de fonctionnement, qui garantit l'indépendance du journal, finance à lui seul l'impression du magazine. Un auto-financement qui n'empêche pas les coups de pouce comme en 2009, lorsque K'Libres a sollicité une « aide de fonctionnement » pour pallier le manque d'annonceurs. Leur source de revenus tirée de la pub demeure cependant insuffisante pour rémunérer les « piges » (entendre les articles) des journalistes.
À ce titre, le projet d'un « K-Libres » régional aiderait à obtenir des moyens supplémentaires. La parution du magazine a cessé depuis le mois de janvier jusqu'à mai pour permettre à la rédaction de travailler à un « élargissement ». Objectif ? Lancer une édition régionale du gratuit et atteindre les 30 000 exemplaires dans les « grandes villes » étudiantes des Pays de la Loire. Leur idée serait d'écrire des pages « généralistes », communes à tous les départements, et de personnaliser le journal par ville, avec des déclinaisons traitant de l'information locale à Angers, Laval, Le Mans, Nantes et la Roche-sur-Yon. Un projet qui promet d'attirer de plus « gros » annonceurs.
Thérèse Rosset
