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Lutter contre le racisme et l’antisémitisme

Maître de conférences en géographie sociale, Samuel Delépine est le référent de l’UA pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Entretien.

En quoi consiste votre rôle de Référent pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ?

Samuel Delépine : ma mission a pour principal objectif, comme défini par le ministère, d'informer et de sensibiliser le plus grand nombre, aux problèmes de racisme et d’antisémitisme dans notre société. À l’UA, elle se décline selon trois grands axes. Le premier, c’est l’organisation d’actions, d’événements, de rencontres qui vont participer à la sensibilisation. Avec un temps incontournable autour de la Semaine d'éducation et d'actions contre le racisme et l'antisémitisme.

Samuel DelépineLe deuxième volet, c’est de pouvoir recevoir la parole des personnes victimes ou témoins d’actes racistes ou antisémites. Je suis disponible pour les entendre et relayer leurs informations auprès de la Mission Égalité et de la vice-présidente Égalité, susceptible de prendre des mesures en retour. Les personnes peuvent me contacter personnellement (samuel.delepine @ univ-angers.fr), ou bien faire part de leur témoignage via la messagerie de la Mission Égalité.

Enfin, je m’attache à tisser des liens avec les acteurs locaux de la société civile, et notamment les associations spécialistes de ces questions. Je m’appuie pour cela sur les contacts noués par le Collectif universitaire angevin de solidarité avec les réfugiés et les demandeurs d’accueil – dont je fais partie.

En quoi vous sentez-vous concerné par les questions de racisme et d’antisémitisme ?

SD : J’y ai été sensibilisé très tôt et cela s’est développé au cours de mes recherches sur les Roms qui m’ont ouvert à la question du rejet, de la ségrégation… Quand, comme moi on s’intéresse aux minorités qui sont exclues, on ne peut pas passer à côté de la notion de racisme.

J’ai pris mes fonctions en septembre 2017, à la suite de Christine Bard, à une époque où se mélangeaient dans le débat le terrorisme, les arrivées de migrants, leur rejet… Je me suis dit qu’il fallait agir. Et l’université est le cadre idéal pour cela, pour des actions de diffusion du savoir et des connaissances.

Samuel Delépine
samuel.delepine @ univ-angers.fr

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