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Interview - Université Angers

Interview

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Le point sur les RCE avec Henri-Marc Papavoine,

secrétaire général, directeur général des services

1 | En quoi la mise en place des RCE va modifier l’organisation administrative de l’université ?

La mise en place de cette réforme a nécessité l’accroissement des capacités de pilotage de l’université, le renforcement des compétences techniques des services tout autant que la professionnalisation des métiers. Il a aussi fallu faire face à une charge de travail importante. L’université n’a pas attendu le jour fatidique du 1er janvier 201O et a, dès 2008, décidé de renforcer les directions concernées : DAF, DRH, DSI et secrétariat général notamment. La Direction des Affaires Financières et la Direction des Ressources Humaines ont été profondément restructurées et de services nouveaux ont été créés. Le contrôle de gestion prend aussi tout son sens.

Ce renforcement des moyens consacrés au pilotage et à la gestion a permis de répondre dans de bonnes conditions aux articulations de l’université et de passer aux RCE sans encombre.

2 | L’Université d’Angers possède-t-elle dès à présent les outils de gestion adaptés à l’exercice de ses nouvelles compétences ?

L’Université d’Angers possède en partie seulement les outils nécessaires. Nous avons créé des outils de suivi de masse salariale, du plafond d’emploi par exemple. Des procédures ont été revues et d’autres créées. Mais n’oublions pas que le travail n’est pas fini : nous sommes toujours au cœur même de l’action. Les difficultés viennent surtout des applications informatiques de gestion qui ne sont plus au niveau attendues. SIFAC est un progiciel dont la mise en œuvre a été très lourde et dont nous n’avons pas encore tiré tout le profit attendu, notamment pour la comptabilité informatique et ce malgré tout le travail des personnels concernés.

Pour la gestion des ressources humaines, la paye… des projets sont en cours à l’AMUE mais pas encore disponibles. La Direction du système d’information nous apporte cependant son appui pour l’implantation des nouveaux logiciels comme Winpaie, Vizelia (immobilier)…

3 | L’Université d’Angers n’a pas souhaité obtenir la dévolution du patrimoine immobilier : pouvez-vous en expliquer la raison ?

En effet, l’université n’a pas fait ce choix et ce pour plusieurs raisons :

  • la participation financière de l’État pour la mise aux normes de sécurité des bâtiments n’est pas connue à ce jour, la rénovation des bâtiments n’est pas prévue, ce qui pourrait laisser craindre à un désengagement du ministère.
  • la charge financière de l’amortissement serait très lourde,
  • l’assurance des tous nos bâtiments serait aussi très importante.

En tout état de cause, une étude très approfondie s’avèrerait nécessaire ainsi que le renforcement de la Direction du Patrimoine Immobilier.

4 | Vous avez été nommé directeur général des services début 2010. Ce changement de titre porté dans le nouveau décret statutaire des secrétaires généraux du 23 janvier 2010, est-il en rapport avec le passage aux RCE ?

Ce titre n’est pas en rapport direct avec les RCE mais il s’intègre dans un mouvement général de réformes, lancé par la loi LRU. Les fonctions de directeur général des services sont ainsi mieux précisées. Son rôle est conforté dans la contribution à l’élaboration des politiques de l’université et dans leur mise en œuvre. Ce nouveau titre participe aussi d’une reconnaissance et à l’accroissement des compétences managériales des cadres supérieurs de l’administration, voulu par le ministère pour servir toujours mieux les universités.