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Enquête Vie étudiante - Université Angers

Enquête Vie étudiante

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La vie des étudiants angevins passée au crible


Première du genre en France, l'enquête a permis d'interroger 1 178 étudiants de Licence 1 et 3 des huit composantes de l'Université d'Angers. Autrement dit, 19,6 % des effectifs de première et troisième année, échantillon considéré comme représentatif par les chercheurs.

L'idée a été lancée par les services de médecine préventive (SUMPPS) et des activités physiques et sportives (SUAPS) qui souhaitaient avoir davantage de données sur les étudiants. Le projet a ensuite été soutenu et impulsé par la Présidence, démontrant ainsi un « engagement politique fort », selon Gérard Moguedet, vice-président du Conseil d'Administration et pilote de l'enquête. Intégralement financée par la région, l'initiative a coûté 35 000 euros.

Bien logés et nourris, mal transportés

Point positif de l'enquête, les étudiants sont satisfaits de leur logement à 87 % et 90 % le trouvent adapté à leur travail universitaire. Mais un peu moins de 2 % (des étudiants étrangers pour la plupart) se trouvent dans une situation difficile. Ce triste constat a débouché sur l'embauche d'une troisième assistante sociale pour aider ceux traversant une mauvaise passe.

La majorité des étudiants angevins se nourrissent suffisamment avec 70 % qui prennent trois repas par jour. 11 % atteignent même quatre encas et plus par jour. Les restaurants universitaires accueillent 42 % des étudiants le midi mais il est à noter qu'ils sont plutôt désertés le soir (94 % ne dînent jamais au RU).

Les résultats du volet « déplacements », n'ont eux pas créé de grande surprise : 81,3 % se disent insatisfaits. En cause, le coût élevé des transports et des temps de trajet trop longs. Autre curiosité, seuls 4 % des étudiants angevins sondés utilisent la bicyclette en ville. D'où la décision de construire un garage à vélos de 200 places sécurisées à Saint Serge, qui sera inauguré début 2011. En parallèle, l'université bataille toujours avec l'agglomération pour obtenir une ligne de bus directe entre la gare et Belle-Beille.

Pas de répit pour la médecine préventive

Une étudiante porte des lunettes aux verres teintés donnant
Les comportements de santé se situent dans la moyenne nationale malgré certains points préoccupants. S'agissant des pratiques sexuelles, 60 % disent utiliser un préservatif avec un nouveau partenaire quand 35 % seulement affirment avoir déjà pratiqué un test de dépistage du VIH. Conséquence, le service de médecine préventive réfléchit à de nouvelles campagnes de sensibilisation. Les proportions de consommation de drogues et d'alcool de la jeunesse angevine avoisinent les niveaux nationaux avec 11 % des garçons utilisateurs hebdomadaires de cannabis, contre 3 % pour les filles. Les cocaïnomanes se font plus rares : 1,2 % pour la gente masculine, 0,1 % pour les étudiantes.

Quel n'a pas été l'étonnement des scientifiques de constater que l'université compte plus d'étudiants s'estimant porteurs de handicap qu'ils ne le pensaient. 3 % se disent handicapés (36 étudiants sur 1 178) alors que pour l'ensemble de l'université, 75 étudiants seulement se sont déclarés comme tels auprès de la mission handicap.

Rien d'alarmant en revanche côté bilan médical : 85 % des étudiants se disent en bonne santé. Ironie du sort, ce sont les troisième année de médecine qui déclarent souffrir le plus de maladies chroniques (12 %), comme par exemple l'asthme ou les allergies. Leurs collègues de pharmacie s'en sortent mieux avec 94 % de bien-portants.

Une enquête reconduite

A partir de novembre 2010, cette « Enquête vie étudiante » sera renouvelée au sein de l'université auprès du même type de population, et toujours financée par la Région Pays de la Loire. En essayant cette fois d'interroger tous les L1 des composantes et ce, au même moment. En effet, les première année de médecine n'avaient pas participé à la précédente édition et l'enquête chez les étudiants de Lettres avait été décalée à cause des grèves. Autre rectification, les entretiens ouverts seront conduits par des étudiants pour que les sondés n'assimilent pas les chercheurs à la Direction, ceci afin d'éviter des « entretiens-doléances ». Cette prochaine étude sera particulièrement intéressante car les L1 de la précédente enquête se retrouveront cette fois, pour beaucoup d'entre eux, en L3. Ceci permettra de mesurer l'évolution de leur perception de leurs conditions de vie. Présentée à la Conférence des présidents d'universités, l'initiative intéresse déjà les Universités de Tours, Orléans, Lyon, Strasbourg, Compiègne et Paris 6, qui souhaitent la reproduire (y compris la ville de Berck !).

Thérèse Rosset

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En savoir plus

Un questionnaire de grande envergure

Les étudiants concernés par l'« enquête vie étudiante » ont répondu anonymement à 311 questions classées par thématique. En outre, sur la base du volontariat, certains ont participé à des entretiens ouverts, pour que les résultats puissent être affinés. Des acteurs internes (vice-présidents, directeurs, syndicats d'étudiants …) et externes (Agglomération, Crous, compagnie de bus) ont également participé à ce type d'entrevue.

L'élaboration du questionnaire a nécessité 18 mois de travail de la part de l' UMR Carta-ESO en géographie sociale, l' UMR-MA Granem de sciences économiques, le laboratoire de psychologie, la Direction, le SUAPS et le SUMPPS. L'idée de sonder les Licence 1 a séduit les scientifiques, étant donné que ces étudiants arrivent tout juste à l'Université. L'objectif était de connaître leurs conditions de vie, leur environnement, le fonctionnement de l'université et leurs projets de vie. Les besoins peuvent ainsi mieux être identifiés par les différents services de l'Université d'Angers.

Les résultats, qui ont déjà fait l'objet d'une restitution, seront prochainement publiés dans des revues scientifiques par l'équipe de chercheurs. L'enquête a permis de collecter de nombreux renseignements et continue encore à être exploitée.

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