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Zéro phyto - Université Angers

Environnement

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« 0 phyto » : l'UA a la main verte

Un employé de Robert paysage débrouissaille une bordure

Depuis 2012, l'Université d'Angers a banni les produits phytosanitaires pour l’entretien de ses espaces verts. Une campagne de sensibilisation sera bientôt lancée.

C’est l’une des actions menées par l’UA pour préserver l’environnement. Depuis 4 ans, plus aucun produit chimique n’est utilisé sur les campus pour éradiquer les mauvaises herbes. L’absence d’utilisation de pesticides a été compensée par davantage de travail manuel. Binage, débroussaillage, raclage… les machines et la force du poignet ont remplacé les épandages.

Respectueuse de la nature, la démarche présente néanmoins quelques contraintes. « Au printemps et en été particulièrement, remarque Olivier Derouet, qui était à la tête de la Direction du patrimoine immobilier de l'UA jusqu’à cette rentrée. Les températures sont plus élevées et les pluies plus fréquentes, ce qui nécessite un passage plus régulier de la société en charge de l'entretien ».

120 000 m2 d'espaces verts

L’UA a passé un contrat avec un prestataire il y a 4 ans, Robert Paysage. L’entreprise soigne les 120 000 m2 d’espaces verts de l’UA, soit l'équivalent de 17 terrains de football : tontes, désherbage, taille, ramassage des feuilles, soin des arbres…

Rien ne se perd : les branches basses qui sont régulièrement élaguées pour permettre le passage du public ou des véhicules sont broyées en copeaux, qui servent de paillage sur les massifs et évitent, ainsi, la poussée des mauvaises herbes. « On revalorise sur le site », résume Tony Taupin, chef de chantier chez Robert Paysage, entreprise qui préserve son bilan carbone et les oreilles des riverains en privilégiant l’utilisation d'outillage électrique.

Pour permettre au prestataire de mener à bien sa mission « 0 phyto », différentes mesures ont été prises. Par exemple, des zones différenciées ont été définies : les endroits les plus fréquentés sont tondus régulièrement, « alors qu’on ne va passer qu’une à deux fois par an dans les sous-bois », explique Tony Taupin. Autre exemple : « Avant, on laissait une bande autour des bâtiments, qui devait être entretenue avec des produits. Depuis on a re-semé et fait en sorte que le gazon arrive au plus près des bâtiments ».

Bilan positif

Les pelouses demandent un entretien régulier
Aux termes d'un premier contrat de 4 ans, l’UA se réjouit du résultat. Même si « la première année de transition a été difficile », reconnaît Olivier Derouet. Il a fallu s’adapter à de nouvelles méthodes. Le « 0 phyto » nécessite aussi que le public change son regard sur les espaces qui l’entourent, jusque-là très artificiels. « Aujourd’hui, dans le gazon, on retrouve du trèfle, des pâquerettes, quelques pissenlits, constate Tony Taupin. C’est un gazon rustique », pas un green de golf.

Panneaux explicatifs

Un nouveau marché public sera bientôt conclu avec un prestataire pour les 4 années à venir. Pour ce contrat, l'UA a encore durci son cahier des charges. Elle souhaite également faire davantage connaître le principe auprès de la communauté universitaire. « Au début, nous avons eu des remarques. On nous disait que l'entretien laissait à désirer, qu’il y avait des mauvaises herbes… Les gens n'avaient pas bien compris la démarche », note Olivier Derouet.

Pour sensibiliser chacun, l'UA travaillera avec ses étudiants en formation dans le domaine paysager à une campagne de communication. Elle passera notamment par la réalisation de panneaux installés aux entrées de chaque composante ou service.

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Économies d'énergies

La démarche
« 0 phyto » est un des exemples de l'engagement de l'UA en faveur de l'environnement.
Elle mène notamment depuis plusieurs années une politique de réduction de ses consommations d'énergies, dans laquelle chacun a un rôle à jouer.

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