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Visite de Thierry Mandon - Université Angers

Visite de Thierry Mandon

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L’UA, l’innovation « en grand »

Thierry Mandon lors de sa visite à l'UA le 27 février 2017

Thierry Mandon était en visite à l’Université d’Angers, lundi 27 février 2017. Au terme d’une matinée consacrée à Pluripass, aux nouvelles pratiques pédagogiques et au big data, le secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la Recherche a salué l’esprit d’innovation qui règne à l’UA. « C’est votre marque de fabrique ».

Trois ans et demi après avoir accueilli la ministre Geneviève Fioraso, l’Université d’Angers a reçu son successeur Thierry Mandon. « Un honneur », a souligné Christian Roblédo, président de l’UA.

Pour cette visite, quelque 150 personnes se sont retrouvées à l’UFR Santé, dont différentes personnalités (le député Luc Belot, la sénatrice Corinne Bouchoux, la préfète de Maine-et-Loire Béatrice Abollivier, le recteur William Marois ou encore Yann Bubien, directeur du CHU…).

De la salle de cours aux enseignements

La matinée a débuté par la visite de la salle « Man-imal ». Ouverte fin 2016,  elle comprend 42 places réparties en six îlots, chacun équipé d’un écran, permettant de travailler en mode projet. Ici, tout est mobile, les chaises, les tables… et l’enseignant. « Il y une mobilité physique et digitale », a expliqué Stéphane Amiard, vice-président Numérique et patrimoine de l’UA, convaincu que les nouvelles façons d’enseigner passent aussi par des investissements mobiliers.

Les innovations pédagogiques développées à l’UA ont été au cœur de l’une des trois tables rondes proposées un peu plus tard dans l’amphi Simone-Veil. Animée par Nathalie Debski, vice-présidente déléguée à l’Innovation pédagogique, elle a permis de mettre en lumière différentes initiatives (amphi inversé, évaluation par les pairs), le dispositif d’échanges Fenêtre sur cours et l’appui apporté par le Lab’UA, centre d’innovation pédagogique. En filigrane, c’est tout le processus à l’œuvre à l’UA qui a été dévoilé, de l’expérimentation individuelle à la définition d’une méthodologie commune, en passant par le partage d’expériences.

L’innovation pédagogique vise à favoriser « la réussite des étudiants », a insisté Christian Roblédo. Elle est apparue comme une nécessité lors de la mise en place de PluriPass, l’alternative à la Première année commune aux études de santé (Paces), expérimentée depuis septembre 2015 à l’UA. « Un des éléments forts quand nous avons réfléchi à ce projet, était de dire que nous ne pouvions pas continuer sur de la pédagogie classique, a rappelé Jean-Paul Saint-André, ex-président de l’UA, aujourd’hui expert national sur les alternatives à la Paces. Et comme les différentes composantes étaient associées à cette réflexion, la volonté d’innover a rejailli sur tout l’établissement ».

Études de santé : vers une double expérimentation

PluriPass a été au cœur d’une autre table ronde lundi. Catherine Passirani, coordinatrice de l’expérimentation, a présenté le principe de ce parcours qui permet d’accéder aux études de santé (médecine, pharmacie, maïeutique…), ou de poursuivre des études supérieures, sans perdre une année, pour les étudiant.e.s qui n’auraient pas été retenu.e.s dans le numerus clausus.

« En lançant PluriPass, nous avons fait l’hypothèse que les excellents bacheliers qui se présentaient en Paces étaient tous capables d’obtenir un bac+5, à condition de les accompagner à la fois d’un point de vue pédagogique et dans la réflexion sur leur parcours professionnel », a résumé Jean-Paul Saint-André.

Le pari est en passe d’être gagné. « Mais tous les objectifs ne semblent pas atteints, a-t-il tempéré : la diversification des profils ne semblent pas au rendez-vous. C’est pour cela que l’UA a décidé de lancer en complément l’AlterPaces, pour recruter des profils différents » (lire l’encadré à droite).

La troisième et dernière table ronde a porté sur le big data. L’établissement a décidé de se doter d’une « task force » afin d’élaborer une stratégie globale en matière de traitement des données, incluant les aspects recherche, formation initiale et continue, mais aussi équipements (data center).

La table ronde a notamment été l’occasion de présenter le nouveau master Data science, accessible aux étudiants et aux professionnels déjà en poste. La première année ouvrira dès septembre 2017. Objectif : former des cadres data scientists capables de mettre en œuvre les techniques mathématiques et informatiques nécessaires au traitement et à l’exploitation des données du big data. « Nous sommes dans un champ où il y a un énorme besoin », note Éric Delabaere, responsable de la formation, et pilote de la task force. Deux options seront proposées : l’une tournée vers des applications dans le domaine de la biologie et de la santé, l’autre menant vers les entreprises du tertiaire.

« Ayez confiance en vous ! »

Ces différentes innovations n’ont pas laissé insensible Thierry Mandon : « Vous êtes des innovateurs en grand. C’est votre marque de fabrique. Et vous avez raison. Ce sont d’ailleurs souvent dans les petites et moyennes universités que l’on trouve les innovations les plus intéressantes. Maintenant, affirmez-vous ! Ayez confiance en vous, portez haut et fort ce que vous faites car c’est comme ça que vous servirez vos intérêts, mais aussi que vous rendrez service à tous les étudiants et universités de France ! »

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En images

Thierry Mandon (au centre) a été accueilli par Christian Roblédo et son prédécesseur Jean-Paul Saint-André
La première partie de la rencontre s'est tenue dans l'innovante salle Man-imal de l'UFR Santé
Stéphane Amiard, VP Numérique et patrimoine, a présenté les avantages de cet investissement de 80 000 euros
La seconde partie de la matinée s'est déroulée dans l'amphi Simone-Veil de l'UFR Santé
Lors de la table ronde sur PluriPass
Nathalie Debski, vice-présidente en charge de l'Innovation pédagogique à l'UA
Différents acteurs de l'innovation pédagogique à l'UA ont témoigné
La table ronde sur le big data

AlterPaces

L’Université d'Angers a répondu au 3e appel à candidatures visant à proposer des expérimentations dans l'accès aux études de santé. À côté de PluriPass, elle souhaite créer en complément, dès la rentrée 2017, une nouvelle voie d'admission aux études de santé via les autres licences de l’établissement. Objectif : diversifier les profils des futurs professionnels.
L’UA s'inspire du modèle AlterPaces, déjà expérimenté par sept universités. Pour y candidater, les étudiants devront suivre des unités d'enseignement complémentaires à leur licence et seront admis à l'issue de la deuxième année de licence ou en cours de L3. Seule une petite partie du numerus clausus sera réservée à cette nouvelle voie.