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RFI Lumomat - Université Angers

Matériaux moléculaires pour l'électronique et la photonique

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Le RFI Lumomat officiellement lancé

Logo Lumomat

Les représentants des établissements et organismes partenaires de Lumomat (LUMière Molécules MATière) se sont retrouvés le 13 novembre 2014 à la Faculté des sciences de l'Université d'Angers pour le lancement officiel du projet alliant recherche, formation et innovation (RFI). Objectif : faire de la région, à l'horizon 2019, un centre d'excellence international dans le domaine des matériaux moléculaires pour l'électronique et la photonique de demain.

 

Soutenir des projets collectifs, pensés de manière globale, de la recherche fondamentale au transfert vers le monde économique, en passant par la formation. C'est le sens de la démarche RFI introduite par le nouveau Schéma régional pour l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation, adopté en juin 2013 par le conseil régional des Pays de la Loire. Une des premières concrétisations de cette volonté est incarnée par le projet Lumomat, officiellement lancé jeudi dernier.

Un projet collectif

Les partenaires de Lumomat se sont retrouvés le 13 novembre à la Faculté des sciences
Lumomat fédère huit partenaires : les trois universités de Nantes, Angers et Le Mans, le CNRS, la Région Pays de la Loire, Angers Loire Métropole, Angers Technopole et Atlanpole. Il bénéficiera d'un budget de 3,27 millions d'euros sur les cinq prochaines années, dont 2,2 millions pour le seul conseil régional. « Nous croyons vraiment au potentiel que permet d'amener ces projets RFI pour le territoire », a insisté, lors du discours inaugural, Maï Haeffelin, vice-présidente de la Région, en charge de l'Enseignement supérieur et de la recherche.

Un projet centré sur la recherche

La recherche est au cœur du dispositif. Portée par deux laboratoires de chimie Moltech-Anjou (Angers) et Ceisam (Nantes), elle associe des équipes et compétences de cinq autres laboratoires de la région (voir la liste ci-contre). « Avec des laboratoires issus des trois universités ligériennes, le RFI Lumomat est un modèle de coopération entre les sites angevin, manceau et nantais », se félicite Jean-Paul Saint-André, président de l'UA

Au total, 140 chercheurs seront impliqués. Des chimistes, mais aussi des physiciens et des biologistes qui étudient, caractérisent et développent de nouvelles molécules organiques intégrables comme matériaux électro- ou photo-actifs. Avec trois principaux domaines d’applications qui couvrent la chaîne complète de la molécule au composant :

  • le photovoltaïque de 3e génération (panneaux flexibles, moins onéreux à produire avec un faible impact environnemental) et les OLEDs (écrans souples)
  • les capteurs et sondes pour la santé et l’environnement (détection d'agents pathogènes, de polluants...)
  • les nanosystèmes pour le transport et le stockage de l’information (utilisés en électronique et informatique)
Un fort enjeu en terme d’innovation

De ces recherches découleront des brevets, des innovations susceptibles d'intéresser des entreprises. « Et on connaît l'importance de l’électronique sur le bassin angevin et la région », note Jean-Paul Saint-André. C'est l'une des raisons qui expliquent l'implication dans la démarche d'Angers Technopole et son équivalent nantais Atlanpole.

Les avancées dans ce domaine représentent un fort potentiel économique. Le seul marché mondial de l'électronique organique devrait peser 250 milliards de dollars d'ici 2025, « 10 fois plus qu'actuellement », rappelle Marc Sallé, responsable du laboratoire Moltech-Anjou et coordonnateur du projet Lumomat.

Un master de chimie unique en France

La recherche et l'innovation suppose du personnel formé. Depuis la rentrée de septembre 2014, un master Lumomat est proposé. Il repose sur une formation unique en France. Les étudiants seront aussi bien formés à la conception théorique de matériaux moléculaires qu'à l'élaboration et la caractérisation de composants électroniques à base de ces molécules. Avec des débouchés dans le secteur industriel ou la recherche publique.

Là encore, le projet Lumomat a misé sur le collectif. La première année du master est dispensée à Nantes, en français. La seconde l'est à Angers, en anglais, et est ouverte aux étudiants étrangers.

Le dispositif de formation sera complétée par l'organisation d'une école d'été internationale (Summer school), faisant encore un peu plus rayonner Lumomat au-delà des frontières régionales et hexagonales.

 

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Les partenaires de Lumomat

Les laboratoires impliqués

Sept unités de recherche collaborent sur le projet Lumomat :

  • Ceisam (Chimie et interdisciplinarité : synthèse, analyse, modélisation), Nantes
  • IMMM (Institut des molécules et matériaux du Mans)
  • IMN (Institut des matériaux Jean Rouxel), Nantes
  • CRCNA (Centre de recherche en cancérologie Nantes-Angers)
  • Gepea (Génie des procédés – environnement – agro-alimentaire), La Roche-sur-Yon
  • LPHIA (Laboratoire de photonique d'Angers)