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Droit de réponse - Université Angers

Droit de réponse

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En réponse au dossier « Les sectes entrent à l’hôpital » paru dans l’édition du mois de novembre 2012 du magazine « Sciences et avenir », l’Université d’Angers souhaite apporter un droit de réponse.


Il est indiqué dans votre article que « les sciences humaines détiennent [à l’Université d’Angers] le plus fort coefficient ». L’enseignement des sciences humaines dispensé par la Faculté de médecine d’Angers ne représente en réalité que 20% des enseignements obligatoires en première année (à savoir 200 points sur 1000). Ce taux est tout à fait conforme aux recommandations de la Commission pédagogique nationale des études de santé qui sont suivies par l’ensemble des facultés de médecine françaises. L’Université d’Angers s’inscrit donc dans un cadre national et ne se marginalise en rien dans sa démarche.

Il est regrettable que la nécessité d’un enseignement en sciences humaines soit remise en cause dans la mesure où celui-ci aborde des thèmes aussi importants que le droit médical, l’histoire des sciences, l’histoire de la médecine, la sociologie, la relation avec le malade ou bien l’éthique. L’évocation du chamanisme, cité dans l’article, s’inscrit dans une approche épistémologique et ne représente qu’une part infime de cet enseignement. Sa place dans ce cadre est totalement légitime et il ne représente que quelques pages sur les 700 que compte l’ouvrage « Médecine, santé et sciences humaines », mis en cause par votre enquête.
« L’utilisation de ce support, rédigé par le Collège national des enseignants de sciences humaines en médecine, comme manuel d’enseignement est tout à fait légitime », précise Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers.

Face à ces accusations infondées d’ésotérisme, Jean-Paul Saint-André, président de l’Université d’Angers, Isabelle Richard, doyen de la Faculté de médecine, et l’ensemble de la communauté universitaire, apportent leur soutien le plus complet à Jean-Marc Mouillie. Maître de conférences en philosophie et président du Collège national des enseignants de sciences humaines des facultés de médecine, Jean-Marc Mouillie est nationalement reconnu par ses pairs. Il dirige notamment la collection « Médecine et sciences humaines » des éditions « Les Belles Lettres ».

Afin de lever tout doute sur l’organisation et les contenus de l’enseignement dispensé au sein de la Faculté de médecine, le président de l’Université d’Angers a adressé ce jeudi 25 octobre 2012 un courrier à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et à la ministre des Affaires sociales et de la santé, dans lequel il sollicite une inspection des deux ministères à ce sujet.

Dans un second temps, l’Université d’Angers est mise en cause dans une affaire qui est actuellement en cours d’instruction. Jean-Paul Saint-André tient à préciser que l’affaire en question a fait l’objet d’une condamnation à quatre mois de prison avec sursis pour harcèlement moral exercé à l’encontre de Pascale Jeannin, et que cette condamnation, confirmée en appel, fait actuellement l’objet d’un pourvoi en cassation. S’agissant d’une instruction en cours, aucun autre élément ne peut être évoqué. Le président de l’Université d’Angers déplore néanmoins les nombreux dommages provoqués par cette affaire et souhaite que chacun puisse prendre ses responsabilités pour que cela cesse.

« Médecine, santé et sciences humaines »

Ce manuel est édité sous la responsabilité du Collège national des enseignants de sciences humaines et sociales en médecine dans la collection « Médecine et sciences humaines » aux éditions « Les Belles Lettres ». Il s’agit d’un ouvrage pluridisciplinaire destiné à accompagner l'enseignement obligatoire de sciences humaines et sociales au sein de la formation médicale et des formations en santé. Il s'adresse aux étudiants et à tous ceux qui s'engagent dans les métiers du soin ou qui s'intéressent aux questions épistémologiques, éthiques et sociales impliquées par la médecine contemporaine.

Les auteurs sont des spécialistes des thèmes abordés travaillant aussi bien en sciences humaines (comme anthropologues, économistes de la santé, historiens, juristes, philosophes, psychanalystes, psychologues,
sociologues) que dans le monde de la santé (en biologie, cancérologie, génétique, gériatrie, médecine générale, médecine interne, neurologie, neurochirurgie, psychiatrie, rééducation fonctionnelle, et dans les soins infirmiers). Le projet résulte de la collaboration de responsables et enseignants en sciences humaines et sociales des facultés de médecine françaises.