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Dépêche AEF - Université Angers

Dépêche AEF - Enseignement des sciences humaines en médecine : le soutien des doyens des facultés de médecine et de la CPU à l'université d'Angers

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Le 21 novembre 2012

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Dépêche n°174807 | www.aef.info
Nantes, mercredi 21 novembre 2012, 19:16:07
Diane Scherer

Enseignement des sciences humaines en médecine : le soutien des doyens des facultés de médecine et de la CPU à l'université d'Angers

La Conférence des doyens des facultés de médecine rappelle dans un communiqué daté du 8 novembre 2012 « son attachement à un enseignement de sciences humaines dans l'ensemble du premier cycle des études médicales », «conformément à l'annexe de l'arrêté du 28 octobre 2009 définissant les épreuves de Paces et aux recommandations de la Commission pédagogique nationale des études médicales concernant les enseignements de L2 et L3 ». Cette réaction fait suite à la parution dans le magazine « Sciences et Avenir » de novembre 2012 d'un article intitulé « Les sectes entrent à l'hôpital », dans lequel son auteur, Olivier Hertel, écrit : « À Angers, les étudiants en médecine doivent lire un ouvrage vantant la médecine chamanique. » Le journaliste s'étonne également du poids des sciences humaines en première année de médecine. Des passages de cet article ont été cités quelques jours plus tard dans le quotidien régional « Ouest-France », qui titrait « La faculté de médecine gangrénée par l'ésotérisme ? ».

Pour la Conférence des doyens des facultés de médecine, l'enseignement de sciences humaines est « complémentaire de l'enseignement scientifique et clinique » et « légitime et nécessaire à la formation de médecins conscients de leurs responsabilités et des enjeux de la médecine humaniste qu'ils devront pratiquer ». Loïc Vaillant, président de la commission santé de la CPU, déclare de son côté : « L'enseignement en SHS au sein de l'université d'Angers respecte strictement le programme. Le livre utilisé est un manuel de référence au niveau national. Oui, le chamanisme y est évoqué, entre autres choses, dans l'idée justement d'enseigner la distance critique. » Il ajoute que le bureau de la CPU « condamne fermement les attaques contre la faculté de médecine d' Angers ». « Nous considérons que le programme national est respecté. Pour arriver à cette décision, nous avons demandé à l'université d'Angers de nous envoyer le programme et nous avons demandé au ministère si celui-ci était appliqué. La Dgesip a en l'occurrence estimé qu'il n'y avait pas de problème », ajoute Loïc Vaillant.

INSPECTION DE l'IGAENR

L'université d'Angers, quant à elle, indique que l'enseignement des sciences humaines dispensé par la faculté de médecine d'Angers ne représente « que 20 % des enseignements obligatoires en première année (à savoir 200 points sur 1 000, et non pas 200 points sur 500, comme l'affirme l'article de « Sciences et Avenir ») », « taux tout à fait conforme aux recommandations de la Commission pédagogique nationale des études de santé, qui sont suivies par l'ensemble des facultés de médecine françaises ». Au sujet de l'ouvrage « Médecine, santé et sciences humaines », mis en cause par l'article de « Sciences et Avenir », l'université précise qu'il est « édité sous la responsabilité du Collège national des enseignants de sciences humaines et sociales en médecine », et « tout à fait légitime ».

Jean-Paul Saint-André, président de l'université d'Angers, a adressé le 25 octobre 2012 un courrier à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, dans lequel il sollicite une inspection des deux ministères, « afin de lever tout doute sur l'organisation et les contenus de l'enseignement dispensé au sein de la faculté de médecine ». L'université d'Angers confirme le 19 novembre 2012 à AEF « qu'il y aura bien une inspection IGAENR, sans doute en janvier ». « Par ailleurs, poursuit l'université, un rendez-vous est prévu en décembre avec Serge Blisko, président de la Miviludes ». Une lettre de soutien (à l'enseignant en sciences sociales cité dans l'article de « Sciences et Avenir », à l'enseignement de sciences humaines de la faculté de médecine d'Angers, à l'université d'Angers, et à « un enseignement moderne de la médecine, pluraliste et ouvert ») a recueilli plus de 1 000 signatures à la date du 19 novembre 2012.

Diane Scherer | www.aef.info

 

Merci à l' de nous avoir autorisé à publier cette dépêche.