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Séparés par des virgules

L’UA participe à l'exercice attentat

Des assaillants ont fait irruption dans un amphi. Prise d’otages, victimes, intervention du RAID et du GIGN… un exercice de grande ampleur s’est déroulé ce mercredi 14 novembre 2018 à la Faculté de santé, mobilisant plus de 600 personnes.

Des pompiers évacuant une fausse victime
Des pompiers évacuant une fausse victime
Il était 9h tout juste passé quand la police a reçu les premiers appels. Des hommes encagoulés et armés venaient d’investir le site Médecine de la Faculté de santé. « On était en cours et des ravisseurs sont entrés dans la salle. Directement, on nous a demandé de nous mettre au sol. On ne savait pas ce qui se passait », témoignent Roxane et Emma. La première a le visage tuméfié, la seconde est censée avoir été blessée par balle à l’omoplate. Ce n’est que du maquillage. Inscrites en 5e année de médecine, elles font partie des 200 étudiants qui se sont portés volontaires pour cet exercice, sans connaître les détails du scénario.

Rapidement une myriade de véhicules arrivent sur place. Les rues adjacentes sont barrées. L’opération mobilise les pompiers, le Samu de Maine-et-Loire et des départements limitrophes, la Sécurité civile, les gendarmes et différents services de police, notamment les forces d’intervention, la police judiciaire, la police scientifique et technique… Préfet du Maine-et-Loire, Bernard Gonzalez assure la direction des opérations.

Les étudiants qui sont parvenus à s’échapper sortent peu à peu, ils sont regroupés et questionnés. Les premières victimes sont évacuées vers le CHU où le plan Blanc a été déclenché. Une cellule psychologique est mise en place.

À 11h07, l’assaut est donné contre les derniers preneurs d’otages. Des coups de feu et des cris, tout aussi factices, se font entendre. Les terroristes sont neutralisés, la zone est « sécurisée ». Au final, comme prévu par le scénario, 26 morts et plus de 160 blessés sont à déplorer.

« Tester la chaîne opérationnelle »

Cet exercice, qui a mobilisé plus de 300 professionnels pendant près de 6 heures, « vise à tester toute la chaîne opérationnelle qui serait mise en place en cas d’attaque réelle », explique la préfecture. De nombreux observateurs ont été déployés sur le site, et un premier débriefing a été fait en milieu d’après-midi.

L’Université d’Angers a pris sa part dans cette simulation. Quelques minutes après l’alerte, un SMS a été envoyé aux étudiants et personnels de tout l’établissement les appelant à « se mettre en sécurité ». Une cellule de crise s’est immédiatement réunie autour de Christian Roblédo, président de l’UA.

« L’objectif était de vérifier nos capacités à réagir à une situation d’une extrême gravité, indique son premier vice-président, Didier Le Gall, et de s’assurer que l’ensemble des dispositifs sur lesquels nous travaillons étaient opérationnels, dans un système complexe mêlant la préfecture, les forces de l’ordre et de secours, etc. »

L'exercice en images

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