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Espace d'expression - Université Angers

Espace d'expression

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La France est en deuil. Nos pensées vont d'abord aux victimes, à ceux qui ont perdu un proche, à ceux qui ont connu l'effroi. Mais l'université est lieu de savoir, de partage, de tolérance, d'ouverture. Elle est debout. Debout avec Paris. Debout contre la barbarie.

Chacun peut poster sur cette page ses commentaires, réflexions, pensées, suite aux tragiques événements survenus à Paris le 13 novembre dernier.

  • L'UA veillera à la qualité des publications et se réserve le droit de supprimer d'éventuels messages mal à propos.

Commentaire de Mohamed IBRAHIM posté le 16 novembre 2015 à 18:08

Mon cœur et toutes mes pensées aux victimes innocents, leurs familles et leurs proches, je partage leurs douleurs et leurs tristesses.

Je suis profondément choqué et très triste depuis cet acte de barbarie vendredi dernier à Paris ! …les mots m’échappent pour exprimer mes chagrins… car j’ai vécu le même genre de tragédie dans mon pays natal et qui m’ont forcé de fuir la guerre pour être aujourd’hui sain et sauf.

Nos cœurs sont brisés par la barbarie de Daech mais également par les crimes commis par le régime du dictateur Bachar Al Assad ; environ 250 000 personnes ont été tuées en quatre ans et demi de conflit et 11,5 millions ont été déplacées.

Priez pour les martyrs de 13 novembre à Paris et je vous invite à prier également pour la Syrie, priez pour la Palestine, priez pour le Monde et priez pour l'Humanité…

Ne cédez pas à leur imbécillité, agissez-vous pour que ce monde soit un endroit meilleur et n'acceptez pas la peur, la violence et l'intolérance…

Soyons unis et gardons l'espoir pour arrêter la folie de machine de guerre….

Commentaire de Aya Maria Zeghichi posté le 16 novembre 2015 à 19:25

Vendredi soir comme beaucoup d'entre nous j'étais devant mes cours plongée dans mes révisions jusqu'à ce que mon frère est rentré dans ma chambre, et j'ai pu voir l'horreur sur son visage. Ce soir là je n'ai pas pu rouvrir mes cours, et j'ai très peu dormi, à chercher des informations sur les réseaux sociaux et les médias et surtout prendre des nouvelles de ma famille et mes amis sur Paris et pour certains présents aux endroits même de l'attaque (ils s'en sont sortis indemne...).

Merci d'avoir pris la décision de changer la date de l'examen et surtout de nous avoir rassemblé pour une minute de silence, un moment après lequel il nous a été proposé de prendre la parole et de s'exprimer. J'ai été envahie par l'émotion à ce moment et mes larmes ne m'ont pas permise de prendre la parole. Mais plus que jamais j'aurais voulu dire et rappeler, quand bien même les coupables se revendiqueraient de l'Islam, ma religion, l'Islam comme la chrétienté et le Judaïsme sont des religions de paix et d'amour. La haine n'a pas de religion et les psychopathes qui font cela n'ont de religion que la terreur. J'ai lu des commentaires sur les réseaux sociaux de haine et de violence, et j'ai essuyé des regards haineux et accusateurs, mais ma conviction restera la même, soyons unis, en dehors de notre religion ou de notre athéisme, soyons unis, dans ce deuil terrible et l'inconnu qui nous attend, car jamais les semeurs de haine vaincront tant que nous garderons espoir en avenir meilleur, restons unis.

Merci encore pour le moment de recueillement, un moment où nous avons admirer le silence, un moment où les mots sont devenus insignifiants.

Commentaire de isabelle richard posté le 16 novembre 2015 à 21:00

Contre la barbarie;

Pour la liberté de porter ce que je veux; pour celle de penser des choses différentes sur ce qu’il advient après la mort; pour celle d’écouter toutes les musiques; pour celle d’aimer qui m’enchante, homme ou femme; pour celle de disposer de mon corps ; pour celle de boire un verre au soleil ou la nuit ; Pour celle d’aller au théâtre, pour celle d’en jouer ; Pour celle d’enseigner et d’apprendre, Pour celle de penser, d’écrire, de vivre, libre ;

Pour laisser à tous les enfants de la planète, garçons et filles,la liberté.

Commentaire de Salomé Ferchaud posté le 17 novembre 2015 à 18:21

La douleur nationale n'a aucune frontière.

Je suis étudiante à Angers mais je suis pour le semestre à l'autre bout du monde, j'ai appris la nouvelle alors que beaucoup de mes proches étaient à Paris. Ou que l'on soit la douleur est là, et puis après la douleur la peur aussi, parce que on a beau dire qu'on veut pas avoir peur d'eux, moi à des millions de kilomètres de ceux que j'aime j'ai peur pour eux, pour vous. On n'est jamais en sécurité, nulle part, ça peut arriver partout. C'est pour ça qu'il faut profiter des gens que vous aimez, j'aimerai plus que tout au monde serrer dans mes bras ma famille mais ça m'est impossible pour l'instant.

Mais même à l'autre bout du monde, il y a du réconfort, une minute de silence a aussi eu lieu dans mon établissement et à la vue de mes larmes, des étrangers sont venus me consoler et me faire des câlins. C'est parce que ces moments d'entraide même entre inconnus existent qu'il faut vivre pleinement et apprécier l'amour qu'il y a partout autour de vous. Ce n'est pas parce que des gens sont malades à la vue de notre bonheur et qu'ils choisissent la violence qu'il faut arrêter d'être heureux. Leur montrer que leurs gestes ne font que nous rendre plus déterminés à vivre pleinement devient finalement la meilleure solution.

Commentaire de youssef fadel posté le 17 novembre 2015 à 21:51

Je suis sous le choc Jamais ! Non, jamais, je n’aurais imaginé ça lorsque j’étais étudiant au Liban,

en 2010. Que cette guerre durerait tant de temps et qu’elle toucherait le monde entier . L’attenta à

paris m’a touché beaucoup , je me souviens la guerre en Syria le gens qui sont morts è cause

cette guerre, j’ai mal dormi , j’ai eu des cauchemars. Il y a beaucoup de chose que je ne

comprends pas , les personnes qui a fait l’attenta à paris est ce qu’ils n’ont pas des familles des

enfants ?à l moment ou j’ai quitté mon pays car cette brutalité . Il y a beaucoup de questions dans

ma tête sans réponse , pour quelle raison on peut attacker ou tuer des personnes

innocentes .

Grâce aux ,l’expiration de mon passeport et le non-renouvellement de mon visa au

Liban Je suis arrivé en France en 2014 pour continuer mes études et commence encore ici ,

j’avais la chance que l’ambassade à Beyrouth m’a donne un laissez -passer pour venir ici et

quand je suis arrivé en France ,J’était content pour cette expérience , J’ai obtenu le statut de

réfugié politique en France franchement C’était super difficile à mon arrivée car je parlais arabe,

l’anglais mais pas le français.Il y avait cette difficulté au niveau de la communication avec les gens

Grâce aux cours au CIREFE à rennes 2, et en petit à petit j’ai fait beaucoup des amis français ,j’ai

appris vite le français en plus , ,ils ont me motiver et aider pour apprendre le français et

recommencer ici Je l’apprécie je appris un nouveau sens de la liberté, justice égalité la tolérance,

l'amour et de la culture,je suis fière que j’apprends le français et mon rêve lire le pièce du theatre

que mon père a écrit en français . je suis vraiment sur que les valeurs de la république française

sera plus fort de cette brutalité je suis vraiment sûr que les valeurs de la république française

sera plus forte de cette brutalité et la barbarie ,Tout simplement parce qu'il représente les valeurs

de justice, bonté et l’amour . J’espère que la syria sera un jour comme la république Française .

VIVRE LA FRANCE

Commentaire de Arthur Piraux posté le 18 novembre 2015 à 20:26

On nous inculte depuis le plus jeune âge, que chez nous, en France, cette France que tant de personnes souhaitent conquérir, vivre ou visiter, est un pays de droits et de liberté.

Ce vendredi soir, de terribles évènements sont venus perturbés notre quotidien. A quoi bon rencontrer ses amis dans un restaurant, regarder un spectacle ou même suite un match. Ces évènements n'auraient jamais dû se produire... le plus beau dans tout ça, c'est de voir la réaction de la population, l'engouement sur les réseaux sociaux et l'affluence vers les collectes de sang. Nous ne devons en aucun cas changer nos habitudes, mais rester unis, ensemble, pour traverser cette peine et cette douleur. Ce n'est qu'ensemble, les uns à côté des autres, que nous parviendrons à conserver nos droits et cette liberté d'expression et de vie tant convoitée. Alors continuons à vivre, à profiter de la vie, à savourer l'instant présent, sans oublier de montrer l'affection que nous portons à nos proches et notre famille.

Commentaire de FRADET Amandine posté le 19 novembre 2015 à 12:40

A toutes les victimes qui ont reçu une balle de plomb en plein cœur. A toutes ces victimes dont je ne verrai surement jamais tous les visages tellement ils sont nombreux. Leur vie s'est arrêtée en un éclair, en un battement de cil, en un coup de feu tiré dans leur direction.

A toutes les victimes survivantes de ce drame du vendredi 13.

A tous ceux et celles qui ont entendu le claquement strident d'une arme à feu pour la première fois de leur vie. A tous ceux et celles qui ont vu le sang carmin couler plus que de raison.

A toutes les familles, qu'importe leur religion ou leur couleur de peau. La douleur reste la même. Poignante, saisissante, incontrôlable, injuste.

A toutes les autres personnes qui habitent Paris, qui habitent en France. Nous n'avons pas vécu ça. Nous n'étions pas présents ce jour-là sur les lieux du drame. Mais le cœur me serre rien que d'y penser. J'arrive encore à retenir mes larmes, pour quelques minutes encore, pour écrire ces quelques mots, pour extérioriser cette vague de sentiments que je ne comprend pas ou que j'ai peur de comprendre.

Cette horreur, impossible de l'oublier. Je ne pourrais pas l'effacer de ma mémoire ni de la votre. Alors, il faut vivre avec. Continuer à vivre. A reprendre goût aux choses simples sans avoir peur de regarder par-dessus son épaule. Je ne veux pas avoir peur des gens que je croise dans la rue, que je ne connais pas. Alors je resterai debout et je reprendrai mon souffle, épaulée par la liberté, l'égalité et la fraternité.

Nos valeurs ont fait le tour du monde et en moins de 80 jours. Le soutien de tous est puissant et impossible à mesurer. Il suffit de voir tous les messages d'espoir et de courage laissés en France et à travers le monde.

Plus jamais ça. Et nous ferons tout pour que ça n'arrive plus.

Daesh ne vaincra pas. Comment pourrait-il vaincre l'Humanité? Comment pourrait-il vaincre la solidarité de plusieurs milliards de personnes? Chaque menace qu'il a prononcé, chaque balle qu'il a envoyé, ils n'ont servi qu'à nous rendre plus fort encore contre lui et à rassembler nos forces.

Je m’arrêterai là. Je ne veux pas pleurer à cause de la douleur. Je conserve mes larmes pour le moment où il devra ployer le genoux devant la Liberté.

Commentaire de Margaux RAIMBAULT posté le 22 novembre 2015 à 22:55

Que dire ? Tellement de choses me viennent à l’esprit ; de la colère, de la tristesse, des questions…

Et que retenir de cet événement si tragique si ce n’est des larmes et de la peine, beaucoup de peine…?

Non ! Je ne veux pas garder cette image là, et je veux encore moins leur donner raison.

Alors je retiendrai l’image d’hommes, de femmes, d’enfants, d’anciens, de jeunes ; sans distinction ni de sexe, ni de religion, ni de nationalité,…comme nus, sans barrière aucune entre eux, réunis et unis dans un élan de solidarité pour se soulever contre l’atrocité, contre la barbarie, contre l’inhumanité.

Je retiendrai à travers chacun d’eux, à travers leurs regards, leurs témoignages, de la sensibilité, des cœurs remplis d’amour à donner, du courage, de l’espoir.

Je retiendrai tous ces messages de soutien venant du monde entier plein de générosité et de compassion à notre égard.

Mais par-dessus tout, je retiendrai que cette soirée du vendredi 13 novembre 2015 m’aura donné encore plus l’envie de me battre pour trois valeurs…la liberté, l’égalité et la fraternité.

Ne les laissons pas gagner. Faisons en sorte que leur rêve ne reste qu’illusion et battons-nous pour ce monde rempli d’humanité, notre monde, le vrai, le seul qui existe et qui continuera d’exister.

- AMOUR, PARTAGE, PAIX –

Commentaire de Laurence ESTEVE posté le 25 novembre 2015 à 22:46

Pour la vie et l'amour, pour la liberté et l'avenir !

Ils ont attaqué notre jeunesse, notre avenir. Ils ont attaqué notre liberté, notre aura. Ils ont attaqué notre culture, notre force.

Ils nous ont attaqué, ils voulaient nous anéantir par leur haine.

Mais en semant la mort ils trouvent l'AMOUR:

à travers le monde l'amour pour la France , pour la vie, se répand.

Fallait il autant de souffrance pour se souvenir que chaque matin, chaque rencontre, chaque sourire, chaque échange est un cadeau précieux.

Dans le profond respect pour nos héros, leurs familles, je crie VIVE LA VIE ET L'AMOUR!

et rien ne doit nous le faire oublier, sinon ils auront gagné!

Je suis française et je suis chaque victime.

Commentaire de billard posté le 2 décembre 2015 à 23:04

Jusqu'à ce jour je n'avais pas pensé utile de publier mon commentaire sur les attentats du 13 novembre dernier, craignant une certaine redondance quant à mon constat relevant du registre émotionnel, c'est à dire de l'anesthésie provoquée par l'effroi des actes commis. J'attendais le temps de pouvoir élaborer ma pensée, et le temps de réflexion proposé par l'université le 23 novembre a contribué à forger celle-ci. Ce temps de réflexion m'a réconcilié avec la mission première de l'université, celle de l'ouverture sur le monde. Or ce jour, dans les locaux du bâtiment Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sciences Sociales, j'ai constaté que les serviettes en papier mises à disposition à la cafetéria étaient estampillées par l'armée de terre, agrémentées d'un petit slogan sur l'engagement, et d'une information sur des postes à pourvoir. Je reste interrogative sur ce slogan, et m'interroge quant au bien fondé de ce support "publicitaire" dans les locaux de l'université. J'espère que mon commentaire ne sera censuré par le modérateur.

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Minute de silence en images

À la Faculté des lettres, langues et sciences humaines
Sur le campus St-Serge
L'équipe de football universitaire de médecine, avant un match de championnat, contre l'ecole de commerce ESSCA