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Nouvelles recherches sur l'imaginaire - Université Angers

Collection Nouvelles recherches sur l'imaginaire

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Parution : sur les « Traces du végétal »

Isabelle Trivisani-Moreau et Frédérique Le Nan présentent "Traces du végétal"

Le deuxième ouvrage de la collection Nouvelles recherches sur l’imaginaire est sorti fin 2015. À travers 21 contributions, il montre l’importance du végétal, comme indice ou source d’inspiration, pour des disciplines aussi variées que la géographie, la psychologie, la littérature ou les arts plastiques…

Il y a un an, paraissait le premier volume des Nouvelles recherches sur l’imaginaire. Sous le titre « Bestiaires », il rassemblait les travaux de 26 universitaires explorant la symbolique des animaux dans les textes, depuis l’Antiquité jusqu'au XXe siècle.

Après le règne animal, place au végétal. Le nouvel ouvrage fait suite au colloque international organisé en juin 2012 dans le cadre de l’axe « Cultures du végétal et de l’environnement » de la Structure fédérative de recherche Confluences. Intitulé « Traces du végétal », il concentre sur près de 300 pages les écrits de 27 auteurs, spécialistes de disciplines variées : littérature, histoire, architecture, arts plastiques, psychologie, ethnobotanique… « Ce numéro est particulièrement interdisciplinaire », souligne sa rédactrice en chef Frédérique Le Nan, maîtresse de conférences HDR en langue et littérature du Moyen Âge. Autre différence avec le précédent ouvrage : la présence d'illustrations.

Végétaux réels ou imaginaires

La couverture de "Traces du végétal" est illustrée par une œuvre de Sandrine de Borman
Dans la première partie du livre, la trace du végétal est appréhendée en tant qu’indice, à partir duquel se construit la connaissance d’un monde disparu. Ainsi, l’analyse de charbons de bois datant du Moyen Âge nous en apprend beaucoup sur l’histoire des forêts des Alpes et leur gestion par les communautés locales. L’étude des détails des actes notariaux et de justice des XVIIIe et XIXe siècles révèle une diversité d’espèces autrement plus étendue que celle habituellement résumée dans les livres d’histoire. Observer les couverts végétaux du sud-ouest marocain en dit long sur les hommes qui ont façonné ce paysage. Ce ne sont que quelques exemples.

La deuxième partie s’intéresse à « la connaissance que les artistes et écrivains peuvent avoir du végétal et comment ils traduisent la matérialité du végétal dans leurs œuvres, explique la spécialiste de la littérature du XVIIe siècle Isabelle Trivisani-Moreau qui a dirigé la réalisation de ce volume avec deux autres enseignantes-chercheuses de l’UA, la géographe Aude-Nuscia Taïbi et l’historienne Cristiana Oghina-Pavie. Parmi les sujets abordés : la place du végétal dans l’art contemporain, la création à partir d’empreinte végétale, ou encore la place du végétal dans l’œuvre de l’écrivain Michel Tournier

« Dans la troisième et dernière partie, nous nous focalisons sur les détournements du végétal, poursuit Isabelle Trivisani-Moreau. Certains artistes sont allés jusqu’à créer leurs propres végétaux. Dans nombre d’enluminures, la représentation des végétaux n’est pas fidèle. Ce qui compte, c’est le symbolisme qui y est associé ». De même, dans l’Épreuve des trois arbres développée par Benoît Fromage, professeur de psychologie à l’UA, la trace végétale, le dessin, n’est qu’un point de départ pour la personne qui passe ce test, pour parler de soi, de son passé, de son avenir.

« Traces du végétal », réalisé sous la direction d’Isabelle Trivisani-Moreau, Aude-Nuscia Taïbi et Cristiana Oghina-Pavie, avec le soutien du Ceriec et de la SFR Confluences, est paru en décembre 2015 aux Presses universitaires de Rennes (296 pages, 20 euros).
N°ISBN : 978-2-7535-4862-6.

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Une nouvelle collection

La collection Nouvelles recherches sur l’imaginaire a été lancée fin 2014. Elle a pris la suite de la revue née en 1974 à l’initiative de Georges Cesbron, Recherches sur l’imaginaire, qui pendant près de 40 ans a permis la publication régulière des travaux d’étudiants et de chercheurs en littérature de l’Université d'Angers. La revue, dirigée par Arlette Bouloumié de 2002 à 2013, s’est interrompue à cette date, après la sortie d’un 35e numéro, consacré à la place du sacré dans la littérature du XXe siècle.

La nouvelle collection s’inscrit dans cette lignée, mais sollicite l’éclairage d’autres disciplines. En mémoire, le livre « Traces du végétal » est frappé sur son flanc du numéro 37.

Nouveauté : il s’agit du premier volume édité aux Presses universitaires de Rennes.

Un numéro 38, troisième brique de la collection, est d’ores et déjà en préparation. Confié à deux enseignants-chercheurs du Ceriec, Laurent Gourmelen (langue et littérature grecques) et Françoise Daviet-Taylor (études germaniques), il explorera la notion de « fragment ».

À noter : l’intégralité des numéros de la revue Recherches sur l’imaginaire, parus de 2002 à 2013, sera très prochainement disponible en ligne et gratuitement sur la plate-forme http://books.openedition.org