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Conférence 9 des Mardis de Confluences - Université Angers

Conférence 9 des Mardis de Confluences

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L’Economie Sociale et Solidaire (ESS) face à la performance !

Conférence n° 9 du cycle des mardis de Confluences

Le 3 février 2015

À l'Institut Municipal d'Angers | Le mardi 3 février de 18h à 20h | Entrée libre et gratuite

 « La performance économique peut-elle être sociale et solidaire ? ». Ainsi s’intitule une tribune récente de Jean-Paul Delevoye, président du Conseil Economique, Social et Environnemental, parue dans Libération (4 novembre 2014). S’il y est indiqué que « plus personne aujourd’hui ne peut résumer l’ESS à une économie du pansement », il est ajouté que « le décrochage entre la performance économique et la performance s’accroît ».

 Dans le prolongement de cette réflexion et de la promulgation de la Loi ESS du 31 juillet 2014, cette conférence vise à interroger le sens donné à la performance dans les projets d’ESS. S’agit-il au travers de la performance de mesurer l’efficacité des pratiques ? Auquel cas, cette lecture serait antinomique des valeurs promues par l’ESS. Les principes mêmes et la raison d'être des structures de  l'économie sociale (associations, etc.) supposent la remise en  question de la notion classique de performance (ou efficience  économique) puisqu'elles supposent pour exister une inefficience de marché ou de production ou de prix (ex. prix de la solidarité).  Certaines structures se maintiendraient sur un marché inefficient du fait qu'elles susciteraient un plus grande confiance face à  l'opportunisme pré ou post contractuel, là où une entreprise  classique faillit. Toutefois, aujourd'hui, tout les pousse à s'inscrire dans le champ de la performance, voire de la  banalisation : généralisation du système d'appels d'offres et mise  en concurrence, réduction des subventions, évaluations publiques  fondées sur des critères d'efficience. On leur demande d'être  performantes et de le prouver !

 S’agit-il de relever par la performance ce qui distingue les projets solidaires et sociaux de ceux portés par d’autres acteurs économiques ou issus de la société civile ? Auquel cas, il s’ouvre un débat sur les capacités de transformation économique et sociale liées à l’ESS : allouant une place distincte aux hommes dans ses projets d’entreprises, questionnant le bien-fondé économique, social et/ou environnemental, de certains comportements d’entrepreneurs aujourd’hui, l’ESS, tout au moins certains de ses établissements, peut se distinguer par sa plus-value sociale.

Cette conférence croise le regard du géographe et le regard de l’économiste sur cette question de la performance de l’ESS.

  • Dans un premier temps, nous reviendrons sur le périmètre de l’ESS et sur ses inscriptions géographiques : ce qui la définit, comment ses promoteurs la définissent, et comment ces définitions interrogent à rebours la cohérence du secteur ESS dans les territoires.
  • Dans un deuxième temps, il s’agira d’expliciter les notions de performance et d’efficacité en mettant en évidence leurs ambivalences vis-à-vis des principes mêmes de l’ESS. Nous leur préfèrerons la notion de plus-value sociale et présenterons des pistes permettant de l’apprécier sans retomber dans les travers de la performance sociale.

La présentation sera basée sur différents exemples contextuels : associations d'aide à la personne, financeurs solidaires, mutuelles de santé, commerce  équitable.

 

Co-responsables du Master 2 Chargé de Développement Entreprises et Territoires, Culture.

  • Isabelle Leroux, MCF en Sciences économiques, GRANEM
  • Emmanuel Bioteau, MCF en Géographie, ESO-Angers

Coordonnateur du cycle

  • Arnaud De Lajartre –enseignant-chercheur – Directeur adjoint de la SFR Confluences

Annie Ribrault
annie.ribrault @ univ-angers.fr