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Portrait de Camille Baulant - Université Angers

Portrait de Camille Baulant

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Camille Baulant, enseignant-chercheur en économie internationale

 

« Aider les entreprises à rester compétitives dans un marché mondialisé »

Dans le cadre de ses recherches au sein du GRANEM, Camille Baulant, docteur en Sciences économiques et professeur agrégé, s’intéresse de près aux PME et aux clusters, structures reliant sur un territoire donné différents acteurs : PME, collectivités territoriales, centres de recherche, centres de formation, etc. pour augmenter leur efficacité économique.

Pour autant, elle définit son cœur de métier dans la mondialisation. Une position paradoxale ? Pas si sûr… Convaincue que les entreprises doivent « penser mondial pour agir local », ses recherches donnent des pistes aux « petits » pour les aider à entrer dans la « cour des grands ».

Un réseau pour innover

Inventer en permanence, voilà le secret de la réussite. Mais cela suppose d’innover sur l’ensemble de la chaîne de l’entreprise, du marketing jusqu’au service après- vente, et pas seulement de se différencier sur la gamme de produits.

En observant le mode de fonctionnement des entreprises, Camille Baulant a remarqué l’importance des réseaux pour rester compétitif. Les relations mises en œuvre pour combiner les morceaux de savoir sont tout aussi importantes que les connaissances elles-mêmes. Les relations transversales dans l’entreprise sont plus adaptées à la mondialisation que la traditionnelle organisation verticale dans laquelle tout passe par la voie hiérarchique. Extrêmement compliqués à mettre en place, ces réseaux doivent aboutir à un « tout supérieur à la somme des parties » pour être efficaces. Le leader économique représente à ce titre un maillon indispensable selon la professeure angevine. Il doit être doté de deux compétences majeures : voir loin, autrement dit se projeter à long terme, et s’assurer que chaque membre a intérêt à coopérer au risque d’un effet d’inertie (où le tout serait inférieur à la somme des parties).

Exploiter l’information récoltée

Le réseau est devenu très utile pour maîtriser l’information, notamment en raison de la surinformation ambiante. Car il s’agit dorénavant de récolter les données brutes (situation économique ou politique d’un pays par exemple), pour la transformer en connaissance (en déjouant notamment le vrai du faux), et enfin en renseignement utile pour se positionner (investir ou non dans ce pays et sous quelle forme ?). L’analyse prospective s’avère aussi nécessaire dans la prise de décision. La gestion active d’un réseau sert à ce titre à partager en son sein l’information en la faisant circuler. Camille Baulant déplore la logique du secret ou le manque d’ouverture vers l’extérieur de certaines entreprises, les privant ainsi de nouvelles technologies et d’analyses innovantes. Mais l’échange d’informations suppose aussi une protection du patrimoine immatériel (les connaissances et les compétences) afin que les innovations soient utilisées avec profit par l’entreprise. Le dépôt de brevets, la participation à des comités de normalisation des produits ou la connaissance fine en finance et droit international pour utiliser les différentes règlementations, sont autant d’exemples qui participent à une protection efficace.

Coopérer et rester compétitif

Camille Baulant encourage les PME à choisir des formes de coopération souples et adaptées à leurs besoins : partenariat, sous-traitance, cluster, etc. À l’échelle régionale, elle travaille par exemple au développement des coopérations au sein de Vegepolys, pôle de compétitivité angevin. Elle tente de convaincre les acteurs des « secteurs-forces » d’Angers (tourisme, culture, végétal, enseignement supérieur) de travailler ensemble au service d’une dynamique de territoire, bénéfique pour tous.

Toujours dans le but de rester compétitives, les entreprises ont intérêt à différencier à court terme les types de compétitivité : par les prix, la qualité, les informations. Ces différentes formes permettront ainsi de mieux mettre en valeur les « avantages concurrentiels » à long terme des PME, construits sur la différenciation de leur offre productive en tenant compte de la demande et des nouvelles formes de coopération et  concurrence. Elles garderont de cette façon une longueur d’avance. Alors que par le passé les entreprises se focalisaient sur leurs forces en évitant les faiblesses et les menaces, elles doivent désormais être capables de transformer leurs insuffisances en opportunités.

 

Contact : Camille Baulant | Laboratoire GRANEM  | Courriel (camille.baulant @ univ-angers.fr)

Thérèse Rosset

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Quelques publications
  • "Intelligence économique au service des PME", colloque organisé à l'Université d'Angers, Faculté de droit, d'économie et de gestion, 18 mars 2011
  • "La dynamique du cluster", Camille Baulant, Têtes chercheuses : les richesses de l'économie, n°9, printemps 2009
  • "L’Intelligence Économique au service de végétal spécialisé", Camille Baulant et Serge Blondel, PHM, Revue Horticole, n°482, juillet-août 2006, p.51-52