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Séparés par des virgules

Écologie(s) et populisme(s)Les Mardis de Confluences

Conférence de Bertrand Guest, enseignant-chercheur en littérature comparée et un·e représentant·e de l'association de défense de l'environnement "Nous voulons des coquelicots".

La notion de populisme se charge peut-être encore plus de connotations problématiques (à commencer par la stigmatisation) lorsqu’elle est croisée avec celle d’écologie, autre concept passe-partout chargé de malentendus. S’il y a des populismes anti-écologiques (à commencer par le climatoscepticisme sous toutes ses formes), la thématique « écologique » est devenue incontournable au sein de toutes les sphères idéologiques, internes comme externes aux systèmes politiques établis (démocraties en tête). Mais que n’appelle-t-on pas par son nom ? Redéfinir ces deux mots l’un en regard de l’autre semble d’autant plus intéressant qu’il ne suffit pas, loin s’en faut, d’opposer une écologie sensément élitaire à un « peuple » soi-disant rétif aux questions d’environnement. Des écologies populaires aux carbofascismes en passant par l’écoblanchiment ("greenwashing"), la question écologique interroge de mille façons les mutations de la démocratie, et réciproquement.

Le mouvement citoyen "Nous voulons des coquelicots", lancé en septembre 2018, se développe de mois en mois en France. Des citoyens se retrouvent une fois par mois pour dire non aux pesticides de synthèse. Qu'est-ce qui pousse des citoyens à s'engager dans ce combat ? Comment les associations de défense de l'environnement perçoivent ce type de mobilisation ?

Mardi 14 mai 2019, 18h
Maison de la recherche Germaine Tillion. Entrée libre.

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