Aller au contenuAller au menuAller à la rechercheAller à la page d'actualités

Les lundis de la MSH Guépin à Angers - Université Angers

Les lundis de la MSH Guépin à Angers

  • Partager la page sur les réseaux sociaux
  • Envoyer cette page par mail

    Envoyer par mail


    Séparés par des virgules
  • Imprimer cette page

(In)tolérances aux 17e et 18e siècles

Le 23 janvier 2017

 

Le lundi 23 janvier à 18h |  À la Maison de la recherche Germaine Tillion

Intervenants :
  • Céline Borello, Professeur d'histoire moderne, Université du Maine, CERHIO
  • Didier Boisson, Professeur d'histoire moderne, Université d'Angers, CERHIO

 

La question de l'accueil des réfugiés en Europe et les attentats survenus en France, en Allemagne et dans d'autres pays depuis janvier 2015 ont à la fois profondément ému les opinions publiques et sont aussi à l'origine de nombreux débats et tensions dans nos sociétés. Ils ont conduit les sociétés européennes à s'interroger sur les raisons immédiates d'une telle violence et sur les faits passés qui pourraient l'expliquer.

Ainsi, parmi les innombrables prises de position, en janvier 2015, un universitaire donnait comme titre de son article dans un quotidien du soir cette célèbre phrase de l'humaniste réformé Sébastien Castellion : « Tuer un homme, ce n'est pas défendre une doctrine, c'est tuer un homme »(Sébastien Castellion, Contra libellum Calvini, 1554.). Dans l'Europe moderne qui connait tant de violences religieuses entre confessions chrétiennes ou entre chrétiens, juifs et musulmans, les questions de la tolérance et de l'intolérance des religions sont au cœur des débats politiques et religieux.

Dans le Dictionnaire de Furetière publié en 1690, la tolérance est la « patience par laquelle on souffre, on dissimule quelque chose. La tolérance qu'on a pour les vices est souvent cause de leur augmentation. Souffrir quelque chose, ne s'en pas plaindre, n'en pas faire la punition. Il faut tolérer les défauts de ceux avec qui nous avons à vivre. On tolère à Rome les lieux de débauche, mais on ne les approuve pas. Il faut tolérer les abus quand on ne peut pas les retrancher tout à fait ; tolérer les crimes qu'on ne peut pas punir. » Le mot français intolérance est attesté à la fin du XVIe siècle dans son sens latin : « incapacité à supporter ». Furetière ne le relève pas, mais il apparaît dans l'édition posthume de son Dictionnaire, publiée à Rotterdam en 1701, comme « refus de supporter, d'avoir des relations avec ceux d'un avis opposé ».

En écho aux événements contemporains, l'objectif de cette conférence est donc de comprendre l'évolution de l'usage de ces termes aux XVIIe et XVIIIe siècles.

 
















Annie Ribrault
annie.ribrault @ univ-angers.fr