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Soutenance de thèse | Valentin GUERMOND - Université Angers

Soutenance de thèse | Valentin GUERMOND

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Soutenance de thèse de Monsieur Valentin GUERMOND

14h00 | Maison de la Recherche Germaine Tillion | Salle Frida Kahlo | 5, bis boulevard Lavoisier | ANGERS

Le 20 octobre 2017

Sujet : « Le « fantaterror », ou l’âge d’or du cinéma fantastique et d’horreur espagnol sous le franquisme tardif (1968-1976) »

Directeur de thèse : Madame Manuelle PELOILLE

RÉSUMÉ

L’Espagne ne développe une production cinématographique fantastique et horrifique que tardivement, à partir de 1968. La fin de la dictature franquiste, marquée par une ouverture sur le monde et un contrôle toujours aussi répressif, semble façonner les contours de ce cinéma alternatif. Le cinéma fantastique et horrifique, genre très codifié, permet à des artistes de s’exprimer via le recours à des procédés visuels ou narratifs, des figures incontournables ou inédites, et ce malgré la censure franquiste. Avec près de trois-cent films d’horreur en moins de dix ans, l’Espagne devient l’un des plus importants viviers de cinéma de genre au cours des années 1970, rapidement identifiable par ses vedettes et ses caractéristiques formelles. S’il n’est pas toujours évident de distinguer un film d’horreur espagnol d’un film d’horreur italien de la même époque, plusieurs traits distinctifs permettent de voir dans cette production un courant singulier. L’âge d’or de ce cinéma d’horreur ibérique, appelé « fantaterror » pour son hybridation du fantastique et de l’horreur, est ainsi une production ambivalente dans son discours comme dans sa forme. Il convient ainsi de mettre en relation ces films avec le contexte socio-politique dans lequel ils sont produits pour mesurer l’ampleur de la transgression que peut représenter ce genre. Les limites imposées par la censure et l’obligation d’aller toujours plus loin dans la violence et l’érotisme pour concurrencer les films étrangers plus libéraux ont façonnées le fantaterror, courant éphémère qui a connu un succès populaire mais a en même temps fait l’objet de toutes les condamnations par la critique officielle et les institutions franquistes.